teamLab présente une exposition sur la “forêt numérisée” au sanctuaire de Shimogamo à Kyoto

teamLab revient une nouvelle fois avec une autre installation artistique immersive sur un site du patrimoine mondial de l’UNESCO à Kyoto, le sanctuaire Shimogamo. L’exposition «Digitized Forest» (Forêt numérisée) met en avant les technologies numériques non matérielles qui transforment la nature en art sans lui nuire.

Cette année, l’installation interactive Walk, Walk, Walk dans la forêt de Tadasu du site génère un groupe de personnalités anonymes et diverses qui marchent le long de la rivière Izumigawa qui traverse la forêt de Tadasu. Les gens peuvent rester avec ces personnages ou les quitter et regarder leur progression. Des œuvres précédentes telles que les sphères flottantes et résonnantes seront placées à la porte du sanctuaire de Shimogamo et les installations Forêt résonante et Autonomous Resonating Life feront écho à la couleur vibrante et au ton répandus dans les sphères lumineuses du jardin.

L’exposition aura lieu du 17 août au 2 septembre 2019. Les billets sont en vente sur le site web de Lawson Ticket ou à la porte pendant la période d’exposition, au prix de 1 300 JPY en semaine et de 1 500 JPY le week-end.

Le Château d’Osaka

Le château d’Osaka est l’un des châteaux les plus célèbres de l’archipel. Notamment grâce à son intérêt historique puisque ce n’est pas moins de 435 ans que nous contemplons depuis ses remparts. Enfin bien entendu si nous mettons de côté que l’édifice fut détruit et reconstruit de nombreuses fois, au gré des nombreuses guerres qui déchirèrent le pays pendant des siècles.

Son propriétaire n’est autre que Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉 1537-1598) qui en décida l’édification en 1583, mais ne put en profiter que peu de temps : achevé en 1597, il mourut un an plus tard. Passé aux mains du fils, Toyotomi Hideyori , le château sera le théâtre d’un des évènements majeurs dans l’histoire de Japon : le siège d’Osaka par la puissante famille Tokogawa et leur deux campagnes militaires de 1614 à 1615 qui aboutirent à la prise du château et sa destruction complète, et l’unification du Japon féodal par les Tokogawa. Une stèle en pierre fut placée dans la partie nord du château, à l’endroit même où Toyotomi Hideyori, et sa mere, Yodo-dono, se suicidèrent par seppuku, faisant ainsi disparaitre le clan Toyotomi.

Reconstruit par les Tokogawa en 1620, puis quasi détruit a nouveau lors de la restauration de Meiji, re-re-construit dans les années 30, il sera re-re détruit par les américains durant la 2nd guerre mondiale..

Donc, d’un point de vue historique, ce château vaut le détour. D’un point de vue architectural, nous serons mitigés. De l’extérieur, le château, ses remparts et ses jardins sont magnifiques, et ne mâchons pas nos mots, vous y photographierez probablement parmi vos plus belles photos au Japon. Quant à l’intérieur du monument…

Cet édifice est l’une des principales, si ce n’est la principale, attraction touristique de la ville. Et le terme « attraction » n’est pas usurpée tant l’intérieur dénote avec l’extérieur. Pour sa reconstruction, le bois, matériau noble, a laissé sa place à un matériau dit moderne : le béton (soyons sarcastique, mais peut être que le gouvernement japonais était lassé des trop nombreuses destructions du bâtiment..). Ascenseurs, escaliers en bétons d’un triste gris monotone, néons, télévisions, boutique, nous nous trouvons dans un musée moderne de 1997 à la gloire de Toyotomi Hideyoshi. Peut-être est-il trop moderne, peut-être avait-il sa place ailleurs, mais quelque chose ne va pas avec cet intérieur. Mention spécial, avec la possibilité pour les touristes moyennant yen de se coiffer d’une réplique bas de gamme de casque, kabuto (兜, 冑) de célèbres samouraïs…

Accès au château d’Osaka : l’arrêt le plus proche est Tanimachi Yonchome accessible avec les lignes de métro Tanimachi et Chuo. Ouvert tous les jours sauf du 28 décembre au 1er janvier. Tarif d’entrée aux jardins et à l’extérieur du château : gratuit. Tarif d’entrée du château (on va dire que la vue panoramique d’Osaka accessible 8eme étage vous intéresse) : 600 yen.

L’été à Kyoto

L’été à Kyoto est peut-être la saison la moins populaire, car il fait très chaud et humide, il y a des moustiques et des cigales extrêmement bruyantes. Cependant, l’été apporte beaucoup de célébrations et de festivals locaux passionnants qui constitue un moment idéal pour s’immerger complètement dans la culture japonaise et en apprendre davantage sur son patrimoine historique.

Ne manquez pas Aoi Matsuri qui est l’un des trois festivals les plus célèbres de Kyoto et qui se tient chaque année le 15 mai. Organisé depuis le 7ème siècle, c’est un festival de deux sanctuaires Kamo au nord de la ville, Sanctuaire Shimogamo et sanctuaire Kamigamo. Son défilé principal présente 500 personnes vêtues de costumes japonais historiques de la période Heian. Le défilé commence au palais impérial pour arriver au sanctuaire de Shimogamo où les participants se joignent à une cérémonie. La procession part ensuite pour le sanctuaire de Kamigamo.

Le festival de Gion organisé par le sanctuaire de Yasaka est peut-être le festival d’été le plus important de Kyoto. Fondée il y a 1 100 ans, il dure tout le mois de juillet et se termine par une grande procession d’énormes chars, le Yamaboko Junkō, les 17 et 24 juillet.

Août apporte Kyo No Tanabata. Selon la légende, Orihime et Hikoboshi étaient éperdument amoureux et négligeaient leurs devoirs. Le père d’Orihime a puni le couple en bannissant Hikoboshi de l’autre côté de la rivière des Cieux (représentée par la Voie lactée). Orihime est tombée dans le désespoir à cause de la perte de son amour et finalement, son père a cédé et a permis aux deux de se rencontrer une fois par an, le septième jour du septième mois. Ce jour est maintenant marqué comme Tanabata et les Japonais le célèbrent en écrivant leurs souhaits sur des bandes de papier et en les attachant sur des branches de bambou. Des illuminations magiques et des projections d’art sont présentées principalement sur les rivières Hori-kawa et Kamo-gawa dans le plus pur style de Kyoto, créant une ambiance magique permettant aux visiteurs de profiter de la saison estivale pendant les soirées fraîches.

Pour éviter la chaleur étouffante du soleil estival, les habitants cherchent souvent un répit dans les montagnes environnantes de Kibune. De mai à la mi-septembre, cette petite ville attire les visiteurs désireux de s’adonner à l’une des meilleures traditions estivales du Japon: le kawadoko. Originaire de la période Edo, kawadoko se traduit par «le sol de la rivière» et désigne la restauration sur le patio prolongé au-dessus de la rivière. Les visiteurs sont invités à s’asseoir sur les plateformes en tatami construites à quelques centimètres au-dessus de la rivière. Une version plus moderne du restaurant kawadoko est située au cœur de Kyoto, le long de la rivière Kamo. Presque tous les restaurants sur la rivière ont aménagé des terrasse uniquement pendant cette période de Mai à fin Septembre.

Visiter les forêts luxuriantes d’Arashiyama est toujours une bonne idée, mais encore plus pendant les chaudes journées d’été. Après une promenade matinale dans la forêt de bambous, allez dans les temples environnants et certains jardins de mousse isolés. Une fois que vous avez terminé, vous pouvez vous rendre à la rivière et faire une promenade en bateau.

Une rare statue d’Amida Nyorai (Amitabha) placée dans un cristal en forme de bouton de fleur de lotus est exposé dans le temple Daigoji

Selon un expert, un petit Bouddha recouvert de cristaux découvert dans un temple aurait été l’œuvre de l’atelier du maître sculpteur bouddhiste Kaikei vers la fin du XIIe siècle.

La statue en bois d’Amida Nyorai (Amitabha), appelée “Suisho hogan iri mokuzo Amida Nyorai zo”, mesure environ 5,5 cm de haut et se trouve à l’intérieur d’un cristal en forme de bouton de lotus d’environ 10 cm de haut. La statue a été conçue dans une forme relativement épaisse afin de créer une illusion d’optique selon laquelle elle est plus petite lorsqu’un cristal reflétant de la lumière y est projetée.

Hiromichi Soejima, professeur émérite d’histoire de la sculpture japonaise à l’université Taisho, qui a examiné la statue, a souligné que le style des vêtements ressemblait à celui des statues de Bouddha créées par Kaikei à partir de la première période de Kamakura (1192-1333).

«Il semblerait que la statue ait été placée dans le cristal dès le début de la production», a déclaré Soejima, émerveillée par la qualité de conservation de la pièce. “Il a peut-être été considéré comme une statue bouddhiste généralement cachée du public“, a-t-il ajouté. Continuer la lecture de « Une rare statue d’Amida Nyorai (Amitabha) placée dans un cristal en forme de bouton de fleur de lotus est exposé dans le temple Daigoji »

Les Temples bouddhistes du Japon pourront offrir des chambres à louer grâce au changement de loi

Les mots «spirituel» et «spartiate» ne sont pas souvent utilisés pour décrire les propriétés sur les sites de locations d’hébergements de vacance. Ils seront, cependant, plus susceptibles d’apparaitre après le lancement d’un service consacré à la location d’hébergement dans les temples à travers le Japon.

Jusqu’à présent, un petit nombre de temples japonais ont offert un logement connu sous le nom de shukubo, comprenant un endroit pour dormir et de la cuisine bouddhiste végétarienne, ciblant principalement les pèlerins ou les touristes aventureux.

Toutefois, le Japon possède 77 000 temples à l’échelle nationale. Jusqu’à présent ils ont été limités par les lois sur les logements à but commercial, une situation qui change avec la nouvelle législation relative à l’hébergement résidentiel du 15 juin 2018.

En plus d’offrir un hébergement, de nombreux temples offriront un aperçu culturel unique de la vie bouddhiste avec certains offrant aux clients la chance d’essayer la méditation zazen, l’écriture Sutra ou assister à des prières tôt le matin ainsi que l’échantillon de la cuisine bouddhiste.

Avec le nombre record de 28,7 millions de touristes en vacances au Japon en 2017, le gouvernement souhaite atteindre sa cible de 40 millions visiteurs pour 2020.

Aussi le gouvernement est désireux de développer et exploiter des formes alternatives d’hébergement.

Promenade en automne à Kyoto

Les températures de Kyoto se sont modérées et l’ancienne capitale est sur le point de se transformer. Chaque année en automne, les parcs, les temples et les jardins se changent dans une palette de couleurs et tons différents grâce aux arbres qui deviennent rouges, oranges et jaunes, c’est vraiment magnifique.

Vous pouvez faires une promenade Zen sur le Chemin de la Philosophie, le long du petit canal Biwa. D’un peu moins d’un kilomètre il mène à une série de temples avec des jardins automnaux.

Il vaut mieux commencer par l’extrémité sud en vous arrêtant au temple Nanzenji, grand complexe doté de jardins et de petits temples zen.

En continuant vers le nord au début du chemin vous croiserez quelques chats sauvages qui adorent se laisser prendre en photo voir même se faire caresser.

Vous pouvez aussi faire un petit détour par le temple Honen-in avec son portail en chaume, son étang à carpes et bien sûr ses érables rouges. Pour finir les arbres saisonniers flambent de couleurs variés sur le terrain du temple Ginkakuji  «Pavillon d’argent» à la pointe nord du chemin.

Cinq des meilleurs temples de Kyoto

Kyoto a des dizaines de milliers de temples bouddhistes et de sanctuaires shintoïstes à travers toute la villes. Voici six des plus atmosphériques…

Fushimi Inari

Cela vaut la peine de voir ce sanctuaires sur une colline à la lisière de Kyoto dans le sud.
C’est l’un des sanctuaires shintoïstes les plus importants et les plus impressionnant de la ville avec portes torii orangées en forme de tunnel les une après les autres presque à l’infinie !
Les dieux de l’agriculture et du commerce y sont vénérés, les Japonais y affluent pour prier pour le succès de leurs affaires.
Grimpez sur la colline sous les yeux attentifs des renards de pierre, on peut y voir gravées les noms de donateurs pour l’entretien du site.

 

Tofuku-ji Temple

L’automne est le meilleure moment pour visiter ce temple du sud-est de Kyoto. Lorsque ses érables fleurisse c est une fabuleuse exposition de rouge et d’orange (en général dans les deux dernières semaines de novembre).
Le pont Tsuten-kyo et l’allée couverte du temple sont des lieux privilégiés pour les photo et selfie.
La porte colossale du temple et ses imposants bâtiments en bois, construits au fil des siècles, valent particulièrement le détour à tout moment de l’année, tout comme les jardins traditionnels de galets et de mousses du Hojo, ou encore les hortensias et azalées.

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Kyoto se tourne vers le crowdfunding pour maintenir des biens culturels moins connus.

L’Association de préservation du patrimoine de Kyoto et un groupe d’environ 370 propriétaires de temples, de sanctuaires et d’autres monuments qui ont souvent des centaines d’années.

Crowdfunding Temple Kyoto
Crowdfunding Temple Kyoto

Ils ont lancé une campagne de crowdfunding dans l’objectif de trouver ¥12 millions pour mars 2019.

La préfecture de Kyoto est connue pour les sites désignés comme des biens culturels importants et des trésors nationaux, mais elle abrite également de nombreux biens moins célèbres qui ont longtemps été soutenus au niveau local. Selon l’Association, la population en déclin et une situation économique plus délicate rendent plus difficile pour les propriétaires de monuments non officiels de les préserver et de les maintenir. Continuer la lecture de « Kyoto se tourne vers le crowdfunding pour maintenir des biens culturels moins connus. »

La Tour de Tokyo

Inaugurée en 1958, la Tour de Tokyo (東京タワー) est une tour de radiodiffusion dans l’arrondissement de Minato, au sud de Tokyo. Elle culmine à 333 mètres de hauteur et se reconnaît à ses couleurs rouge et blanche.

Petite soeur de la tour Eiffel, la Tour de Tokyo la dépasse cependant en hauteur.

Elle fut conçue par Tachū Naitō (内藤 多仲), un architecte spécialisé en construction parasismique, à la demande du gouvernement japonais. Continuer la lecture de « La Tour de Tokyo »

Le pont de Sanjo à Kyoto

Sanjo Ohasi est un des ponts de Kyoto qui enjambe la rivière Kamogawa, célèbre pour avoir à la fois servi de terminus pour le Nakasendo et le Tokaido.

Lorsque l’on visite Kyoto on passe forcément sur ce pont qui est au cœur de la ville.

La date de construction du pont n’est pas connue mais des documents prouvent que Toyotomi Hideyoshi donnera l’ordre de faire des réparations en 1590. Continuer la lecture de « Le pont de Sanjo à Kyoto »

La maison de Kitaro Nishida detruite

La promenade des philosophes, qui longe le canal du lac Biwa à Kyoto, a été nommée d’après Kitaro Nishida, qui a utilisé le sentier pour sa méditation quotidienne.

L’ancienne maison du philosophe Kitaro Nishida (1870-1945) a été détruite. Nishida, fondateur de l’école de philosophie de Kyoto, loua cette maison japonaise traditionnelle de 1912 à 1922. Elle se trouve à 500 mètres au nord-ouest de l’Université de Kyoto, où il était professeur.

La maison en bois de 2 étages a été construite dans la dernière partie de l’ère Meiji (1868-1912). Les conditions détériorées de la maison de plus de 100 ans ont été citée comme la raison de sa démolition.

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