Le Congrès Mondial du Bonsaï à Saitama

Du 27 au 30 avril 2017 aura lieu le 8ème édition du Congrès Mondial du Bonsaï.

Le tout premier congrès a été tenue au Japon il y a 28 ans, en avril 1989. Tous les quatre ans, il a été organisé dans un pays différent : aux États-Unis, en Corée du Sud, en Allemagne, à Porto Rico, en Chine et finalement, le congrès revient dans le pays du soleil levant.

Il se déroulera au village Omiya bonsaï (大宮盆栽村) de Saitama. Ce village est un lieu spécial pour les enthousiastes du bonsaï au Japon.

Après les dommages causés par le séisme de Kantō (関東大震災) en 1923, les professionnels du bonsaï de Tokyo cherchèrent un nouveau lieu pour cultiver paisiblement. Ils choisirent le village Omiya Bonsaï pour son eau claire, la disponibilité et la fertilité de ses terres. Depuis, le village regroupe une dizaine de pépinières privées, abritant plusieurs centaines de milliers d’arbres bonsaï, ainsi qu’un musée ouvert en 2010.

Tout au long du congrès, les grands maîtres du bonsaï du Japon et d’ailleurs sont invités pour des démonstrations de coupe. De nombreux chefs-d’oeuvre de bonsaï seront bien sûr aussi exposés.De plus, chaque année, du 3 au 5 mai, est organisé le festival « Great bonsaï ». Les amateurs et professionnels du bonsaï pourront ainsi enchainer le congrès puis le festival cette année !

Les Navires Noirs

Les navires noirs ou vaisseaux noirs (黒船, kurofune) sont le nom donné aux bateaux à vapeur américains par les Japonais au XIXe siècle.

Ce nom désigne d’ordinaire la flotte du commodore américain Matthew Perry, composée de quatre canonnières (le Mississippi, le Plymouth, le Saratoga et le Susquehanna), qui accosta au port d’Uraga le 8 juillet 1853.

Cette force armée, utilisée comme menace, est l’un des facteurs déterminants ayant entraîné l’ouverture au monde du Japon grâce la signature du traité de Kanagawa.

Pourquoi Kurofune ?
La couleur noire fait allusion à la coque des navires, badigeonnée au goudron. Le nom est inscrit dans le Nippo Jisho, le premier dictionnaire occidental japonais, compilé en 1603. Cette appellation sera ensuite reprise pour
désigner la menace technologique occidentale.

La poésie
Cet épisode a traumatisé la population japonaise pour preuve ce kyōka célèbre à double sens qui décrit la surprise et la confusion engendrées par l’arrivée des bateaux mais aussi une situation politique difficile :

泰平の Taihei no
眠りを覚ます Nemuri o samasu
上喜撰 Jōkisen
たった四杯で Tatta shihai de
夜も眠れず Yoru mo nemurezu

Tiré
D’un sommeil paisible
Par le thé Jokisen
Quatre tasses suffisent
Empêchent de fermer l’œil de la nuit
où bien …
Les bateaux à vapeur
Brisent le sommeil paisible
Du pacifique
Quatre vaisseaux suffisent
Empêchent de fermer l’œil de la nuit

Mais aussi un Matsuri :
Chaque année la troisième semaine de mai à Shimoda, se déroule la « Kurofune Matsuri ». Ce festival consiste en une reconstitution historique costumée de la ville sous la période Edo, composé d’une parade, d’une mise en scène comique de la signature du traité de Kanagawa, d’une cérémonie de commémoration, de feux d´artifices et de tournois sportifs.

Gion Matsuri Kyoto 2016

Gion-Matsuri

Le festival est l’un des trois plus grands du Japon et se fait sous l’égide du sanctuaire Yasaka-Jinja.

Connu à travers tout le Japon pour sa très longue histoire, sa richesse et sa taille ce festival a commencé environ 1100 ans auparavant.

Pendant qu’une épidémie sévissait sur Kyoto, les habitants priaient pour faire cesser cette épidémie et ils décidèrent de construire 66 Chars correspondant au nombre de régions que comptait alors le Japon en ce temps.
Le point culminant du festival est la grande procession Yama Hoko Junko du 17 juillet 2016 avec ces 33 chars qui traversent la ville.

Cependant, pendant une semaine avant vous pouvez voir la construction de ces chars en bois dans le centre de la ville, c’est vraiment très enrichissent à voir.

Ils sont montés et démonté chaque années puis stocké pendant un an.

Les chars sont souvent richement décorés de tapisseries et draperies, Il n y a pas un seul clou, tout est attaché par des systèmes très astucieux ainsi qu’avec des cordages très ingénieux et ancestraux…

Depuis l’année dernière, il y a deux processions :

Le 17 juillet la procession du festival d’ouverture :  Saki Matsuri
Départ 9h00 de Shijo Karasuma → Kawaramachi → Oike

Plan de Gion-Matsuri 17 juillet-2016

Le 24 juillet la procession du festival de fermeture :  Ato Matsuri
Depart 9h30 Karasuma Oije → Kawaramachi → Shijo

Plan de Gion Matsuri 24 juillet 2016

Le 15 et le 16 juillet, la rue de Shijo entre le sanctuaire Yasaka et Horikawa est pietonne. Une partie du centre ou se trouve les chars est aussi piéton avec des stands.

Parasophia le festival international de culture contemporaine à Kyoto

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Le festival international de culture contemporaine Parasophia

Le festival international de culture contemporaine Parasophia est le premier évènement d’art contemporain de grande ampleur à Kyoto. A partir du 7 mars le festival se déroule dans différents lieux de la ville avec différentes expositions et rencontres. Environ 40 artistes venus du monde entier participent à l’exposition pendant deux mois au Musée de Kyoto Municipal d’Art, le Musée de Kyoto et d’autres endroits à travers Kyoto.

Parasophia : Kyoto International Festival of Contemporary Culture 2015
Dates : 7 mars au 10 mai 2015
Lieux : Kyoto Municipal Museum of Art, The Museum of Kyoto, Kyoto Art Center, Horikawa Housing Complex, Kamo River Delta, différents lieux aux alentours du croisement entre les rues de Kawaramachi et Shiokojki, Books Ogaki Karasuma Sanjo…

Pour plus d’informations : Site officiel du festival international de culture contemporaine Parasophia

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Le festival international de culture contemporaine Parasophia

Ohitaki-sai à Fushimi Inari Taisha (le 8 novembre)

Cette cérémonie religieuse shinto a lieu tous les ans, début novembre, au sanctuaire Fushimi Inari Taisha. Il s’agit d’une cérémonie de remerciement pour la récolte du riz. Trois grands feux sont allumés et plusieurs centaines de milliers de pièces de bois où sont inscrits des souhaits (ema), y sont brûlés.

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Festival d’Arashiyama (Kōyō) à Arashiyama (le deuxième dimanche de novembre)

Le festival a lieu chaque année, à la mi-novembre, sur la rivière Hozu qui traverse Arashiyama. Des personnes en costumes traditionnels jouent de la musique (taiko, koto, shamisen), chantent ou bien dansent avec des éventails, des ombrelles ou des soucoupes, sur des embarcations. Celles-ci sont dirigées par des barreurs et tournent sur la rivière, en amont de l’île de Saganakanoshimacho.

Sur la rive, quelques privilégiés assistent à une cérémonie du thé en présence d’une geiko. Une représentation de théâtre kyōgen est également donnée.

 

Pour vous y rendre, Kyoto City Bus n°11 ou 93, descendre à Arashiyama, Kyoto City Bus n°28, descendre à Arashiyama Koen ou bien ligne Hankyu, station Arashiyama.

 

Cérémonie : gratuite

La fête de setsubun du sanctuaire Yoshida (Kyoto)

Les fêtes de setsubun (節分) ont lieu dans tout le Japon le 3 février. Cette date correspond à la veille du printemps selon le calendrier lunaire. On lance des haricots secs, en japonais mame (豆), pour chasser les démons et inviter le bonheur, en disant ‘oni wa soto, fuku wa uchi (鬼はそと、福はうち)’ ; les démons à l’extérieur, le bonheur à l’intérieur. Si vous voulez voir cette fête à Kyoto, visitez le sanctuaire Yoshida (吉田神社), situé près de l’université de Kyoto, qui est connu pour sa cérémonie traditionnelle.

 

Le mot setsubun s’écrit ‘節分’ et veut dire séparer les saisons (節 = saison ou nœud, 分 = séparer). Ce rite marque donc la transition d’un hiver sévère à un printemps doux. Comme la température descend au plus bas pendant cette saison et qu’autrefois beaucoup d’enfants mourraient de froid,  il est compréhensible que les Japonais pratiquent ce rite dans tout l’archipel. Soit dit en passant, le calendrier lunaire est vraiment bien adapté au changement de climat de ce pays. Même aujourd’hui, certains pêcheurs choisissent leurs jours de pêches selon ce calendrier.

Mais pourquoi le 3 février ? La clef de l’énigme réside dans les chiffres : au Japon, les chiffres pairs (2, 4, 6…) symbolisent le yin, l’énergie négative, et les chiffres impairs (1, 3, 5…) le yang, l’énérgie positive. Le 3 février (le 3. 2.) est considéré comme un moment de confrontation du yin et du yang qui engendre l’esprit malin et attire le malheur.

Entre parenthèse, pour cette même raison, les fêtes joyeuses sont pratiquées au Japon aux dates combinant des chiffres impairs car ce sont les moments où l’énergie positive est à son maximum : le 3 mars pour hinamatsuri, fête des petites filles ; le 5 mai pour tango-no-sekku, fête des garçons ; le 7 juillet pour tanabata, fête des étoiles qui rappelle une ancienne légende chinoise sur les étoiles Véga et Altaïr ; le 9 septembre pour chôyô-no-sekku, fête où on mange du potiron en espérant la santé.

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Le Marathon de Kyoto de 2012

Le Marathon de Kyoto (京都マラソン) aura lieu le 11 mars 2012. Pour sa première édition, 14 800 coureurs s’élanceront du stade de Nishikyogoku pour une course de 42,195 kilomètres. J’ai la chance d’avoir été sélectionné malgré le nombre limité de places (48 436 candidats inscrits par Internet pour seulement 14 800 places) et je courrai avec les autres 14 799 marathoniens.

Les coureurs passeront près des sanctuaires Umemiya-taisha (梅宮大社) et Matsuo-taisha (松尾大社), remonteront la rivière Katsura vers Arashiyama et passeront à côté des temples Ninnaji (仁和寺), Ryoanji (龍安寺) et Kinkakuji (金閣寺, Pavillon d’or) puis au nord de Kyoto, près du sanctuaire Kamigamo-jinja (上賀茂神社).

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La fête du feu de Kurama, le 22 octobre (Kyoto)

Le soir du 22 octobre, la Fête du feu de Kurama se tient au bas du sanctuaire Yuki à Kurama, la province située au nord de la ville de Kyoto. Cette fête tire son origine du fait qu’au dixième siècle, les habitants ont accueilli le dieu tutélaire afin de prier pour la paix en allumant des torches. Les 300 flambeaux sont rassemblés devant le temple Kurama à 9h et des gens portent le char dans le village à 10h. Les hommes de Kurama montrent leur grande bravoure dans cette fête, perpétuée de génération en génération. Ses alentours débordent de spectateurs et de flammes.

Accès à Kurama : prenez la ligne Eizan à la station Damachi-yanagi et descendez à Kurama (30 min).

JSS