Pachinko

Le Pachinko (パチンコ) est un flipper vertical avec plusieurs petites billes en métal. Le but consiste à projeter les billes le long du panneau vertical garni de clous et à les faire pénétrer dans des trous pour gagner de nouvelles billes. L’origine de ce jeu japonais remonte aux années 1920. Alors qu’il était illégal pendant la Seconde Guerre mondiale, il est maintenant l’un des plus grands divertissements populaires.

Les jeux d’argent sont théoriquement interdits au Japon et les joueurs ne peuvent pas directement gagner de monnaie. Donc, ils échangent d’abord les billes gagnées contre des cadeaux, des paquets de tabac ou des gâteaux. Ils vont ensuite au guichet, qui se trouve toujours à côté de l’entrée, pour les échanger contre des espèces. Pour les joueurs qui veulent gagner de l’argent, les cadeaux ne sont que des jetons d’échange.

JSS

Griller une cigarette

Alors que les bars-tabac sont rares au Japon, il y a beaucoup de petits bureaux de tabac où les vieilles femmes s’asseyent au comptoir. De nos jours, le nombre de fumeurs diminue et la loi anti-tabac devient de plus en plus sévère. Depuis mars 2008, les mineurs ne peuvent plus acheter de tabac aux distributeurs car il faut toucher le panneau avec un taspo (タスポ, tobacco-passeport). Le tabac et l’alcool sont interdits aux mineurs (moins de 20 ans), mais selon les études du ministère de la Santé de 2004, 42% de lycéens et 27% de lycéennes ont déjà fumé et 13% d’adolescents entre le lycée et le collège fument quotidiennement. Jusqu’en juillet 2009, sur les 409 000 distributeurs de tabac installés au Japon, 98,3% ont été remplacés par ceux équipés d’un scanneur de taspo.

L’une des raisons de la diffusion du tabac au Japon, c’est que le gouvernement est le premier actionnaire de la plus grande entreprise de ce domaine : JT, Japan Tobacco Inc. (ジェーティー、日本たばこ産業株式会社). Depuis 1985, Le gouvernement japonais détient plus de 50% de ses actions. La production de tabac est l’affaire monopoliste de JT, qui s’oppose à la loi anti-tabac. Les taxes sont plus basses que dans d’autres pays développés et les avertissements indiqués sur les paquets de tabac sont moins menaçants : « Fumer peut causer le cancer. Selon les statistiques épidémiologiques, les fumeurs risquent de mourir d’un cancer du poumon de deux à quatre fois plus que les non-fumeurs. ».

Continuer la lecture de « Griller une cigarette »

Parlons kyo-kotoba, le dialecte de l’ancienne capitale

Les habitants de Kyoto utilisent un dialecte, appelé kyo-kotoba. Ils prononcent les voyelles en insistant plus longuement que la langue standard et leurs formules de politesse sont assez particulières. Utilisant des périphrases, ce langage donne une touche gracieuse à la langue. Les Kyotoïtes sont contents lorsque les voyageurs étrangers essayent de le parler. Que diriez-vous d’apprendre quelques mots pour communiquer avec eux à cœur ouvert !

Les termes utiles (accentuer chaque voyelle, surtout la dernière : pour dire ōkini, prononcez ookinii–)

ōkini : merci

ohayōsandosu : bonjour

obandosu : bonsoir

okoshiyasu : bienvenue

okibariyasu : bon courage

sainara ou oyakamassan : au revoir

gomenyasu : excusez-moi ou au revoir

Continuer la lecture de « Parlons kyo-kotoba, le dialecte de l’ancienne capitale »

Le thé japonais -partie 2-

Pour parvenir à la maison de thé, les pas japonais sont mis délibérément de façon irrégulière et c’est une idée du zen : elles permettent de se concentrer spirituellement, en faisant prendre garde de ne pas faire un faux pas. Ainsi, on s’approche à pied en contemplant le jardin, qui a pour rôle de nous faire oublier la vie quotidienne et de nous introduire dans le monde spirituel (n’oubliez pas de mettre des chaussettes le jour où vous entrez dans une maison japonaise).

À l’origine, le thé fut apporté au Japon de Chine entre le huitième et le neuvième siècle par les moines qui en buvaient comme médicament ou pour rester éveillés durant leur méditation. L’habitude de boire du thé fut désormais répandue dans les classes supérieures comme la famille impériale, les aristocrates et les savants. Le maître du thé du XVIème siècle, Sen-no-Rikyu (千利休. 1522-1591), généralisa le thé dans les classes populaires. Il établit l’importance de la sobriété dans la cérémonie, en anéantissant la conscience de classe. En conséquence, il lui fut ordonné de se faire seppuku, la peine capitale japonaise consistant à s’ouvrir le ventre soi-même, car il s’attira la colère du shogun de Continuer la lecture de « Le thé japonais -partie 2- »

Le thé japonais -partie 1-

Au Japon, le thé est une boisson d’une grande popularité comme le vin en France. Les Japonais en boivent chez eux après le repas ou au moment où ils veulent se détendre un peu. Les cinq genres principaux de thé japonais sont le sencha (煎茶), le matcha (抹茶), le hôjicha (ほうじ茶), le gyokuro (玉露) et le genmai-cha (玄米茶). La plupart des thés japonais se font par infusion dans l’eau chaude mais pas bouillante car elle altère leurs goûts et arômes très fins.

Le sencha est le thé vert classique et il couvre 80 % de la production du thé japonais. Le matcha est le thé en poudre, qui est souvent utilisé pour la cérémonie du thé, chanoyu (茶の湯). Le hôjicha, appelé aussi bancha (番茶), est le thé torréfié. Celui-ci comprend plus de tanin mais moins de caféine que le sencha, et on peut en boire juste avant de dormir. Le gyokuro est le premier cru du thé vert et sa méthode de culture, créée à Uji (宇治) dans la préfecture de Kyoto dans la première moitié du XIXème siècle, demande beaucoup d’efforts : au printemps, deux semaines avant le bourgeonnement, les arbres sont placés sous des voiles noirs pour réduire de 90% l’exposition aux rayons du soleil. Cette étape permet d’augmenter la douceur et d’atténuer l’amertume du thé. Seules les jeunes pousses ramassées à la main au début du printemps peuvent porter l’appellation de gyokuro. Ces feuilles sont ensuite étuvées, séchées et réduites en poudre, donc le matcha contient beaucoup de nutriments. Le genmai-cha est le mélange de feuilles de thé et de genmai (riz complet) torréfiés. Il a un arôme particulier et facilite la décomposition de mets gras. Continuer la lecture de « Le thé japonais -partie 1- »

La maison japonaise

Dans la pièce japonaise, la place d’honneur est celle devant le tokonoma (床の間), alcôve ménagée dans le mur où sont présentés une peinture et un arrangement de fleurs. Le bas bout de la table est celui qui est le plus proche de la porte. Pourquoi le supérieur s’assoit-il dos à la jolie niche ? Parce qu’autrefois cette place était la plus sûre contre les attaques surprises et la position à côté de l’entrée, la plus dangereuse. Quand on propose à un de ses invités de s’asseoir à la place d’honneur, il commence normalement par refuser avec humilité. Il est probable qu’ils se font des concessions mutuelles au début, et cette Continuer la lecture de « La maison japonaise »

Education

Les parents japonais sont souvent passionnés d’éducation. Les lycéens et les collégiens vont au cours privés juku (塾) après leur école. Au Japon, les enfants vont à l’école primaire pour six ans, de 7 à 12 ans, au collège pour trois ans, de 13 à 15 ans et au lycée pour trois ans, de 16 à 18 ans. Après, la moitié des jeunes entre à l’université pour quatre ans, à l’école professionnelle ou à l’institut universitaire pour deux ans, tandis que l’autre moitié commence à travailler. L’école primaire et le collège sont obligatoires. Le lycée n’est pas obligatoire mais plus de 90% des enfants y vont.

Quand j’étais petit, il y avait une quarantaine d’élèves par classe mais de nos jours, le nombre d’enfants diminue selon les régions ou les quartiers. L’école commence à 8h30 et une leçon dure 45 minutes à l’école primaire et 50 minutes au collège ou au lycée. Les cours finissent à 15h mais on a ensuite le club sportif ou culturel si on y appartient. Le baseball est au Japon aussi populaire que le football même si les joueurs de baseball Continuer la lecture de « Education »

Hanafuda

Les hanafuda sont des cartes à jouer japonaises. Les cartes occidentales sont arrivées au Japon au XVIème siècle mais étaient interdites pour des raisons de mœurs. Au début du XIXème siècle, les hanafuda ont été inventées pour déjouer les interdictions. Le jeu est composé de 12 séries, correspondant aux 12 mois de l’année. Chaque série comprend 4 cartes pouvant représenter une plante, un animal ou un élément naturel ou de la vie quotidienne :

Continuer la lecture de « Hanafuda »

Au Japon, le premier mariage célébré par un robot

Ce week-end au Japon a eu lieu un mariage unique en son genre, qui ne devrait pas rester une exception bien longtemps : Satoko Inoue et Tomohiro Shibata se sont en effet dit « Oui » non pas devant un maire ou un religieux, mais devant un robot au nom de « I-Fairy ». Les Japonais ont intégré les robots dans plusieurs domaines de leur vie ainsi ils ont finalement fabriqué un robot prêtre qui célèbre les mariages.

L’événement a marqué l’histoire comme le premier mariage célébré par un robot. Ces jeunes mariés se sont rencontrés grâce aux robots, la mariée travaillait dans la société fabriquant i-Fairy et le marié était l’un des clients de cette société. Ainsi les familles ont également soutenu le fait que le mariage soit célébré par ce robot. I-Fairy de Kokoro coûte environ 55 000 euros. Le robot prêtre, en position assise, a même demandé au mari de lever le voile et d’embrasser la mariée !

Ce mariage, s’il est bel et bien authentique, est également une belle publicité pour Kokoro, qui a pour objectif de « Toucher le cœur des gens » et qui a commencé à commercialiser l’I-Fairy il y a quelques mois. Plusieurs modèles sont déjà utilisés au Japon, aux Etats-Unis et à Singapour.