Peinture sur Byobu par Oukoku au Musée d’Art de Fukuda à Kyoto

Un chef-d’œuvre mettant en vedette une maison de thé et des chevaux du peintre japonais Konoshima Oukoku (1877-1938) sera exposé au public ici pour la première fois en 78 ans.

“Umayaji no Haru” (Printemps d’une route principale), une peinture réalisée sur une paire de byobu pliants, sera présentée au Musée d’Art de Fukuda, qui devrait ouvrir ses portes à Kyoto en automne 2019.

Oukoku était connu comme un artiste à égalité avec d’autres peintres célèbres, tels que Yokoyama Taikan et Takeuchi Seiho. Cependant, il a gardé ses distances avec la communauté de la peinture dans les dernières étapes de sa vie.

Le musée ouvrira ses portes à Arashiyama en octobre, avec la collection Fukuda, environ 1 500 œuvres d’art recueillies par Yoshitaka Fukuda, président de la société de financement des consommateurs Aiful Corp.

Chacun des Byobu pliants sur lesquels Umayaji no Haru a peint se compose de six panneaux. Chaque panneaux est de 1,7 mètres de haut et 3,75 mètres de large.

Un groupe de voyageurs se reposant dans une maison de thé sur une route principale est dessiné sur le panneaux de gauche, tandis qu’un cheval noir et un cheval blanc sont représentés sur le panneaux de droit.

L’œuvre précieuse a été présentée lors de l’exposition « Bunten » parrainée par le gouvernement en 1913.

Selon Oukoku Bunko, une fondation d’intérêt public pour préserver et montrer les œuvres du peintre, une personne a acheté la peinture après l’événement de 1913.

En 1941, le tableau a été montré au public lors d’une exposition tenue à la mémoire d’Oukoku, après quoi il a apparemment été revendu à une autre personne. En 2014, l’œuvre fait partie de la collection Fukuda par l’intermédiaire d’un marchand d’art.

Umayaji no Haru sera exposé du 20 novembre au 13 janvier lors de la deuxième session de l’exposition pour célébrer l’ouverture du Musée d’Art de Fukuda.

https://fukuda-art-museum.jp/en/

25ème Conférence Générale de l’ICOM à Kyoto

Du 1er au 7 septembre, Kyoto accueillera des milliers de directeurs de musées, de conservateurs et d’historiens de l’art du Japon et du monde entier lors de l’assemblée générale du Conseil international des musées (ICOM), basé à Paris.

Au cours de la semaine, une gamme d’ateliers, de séminaires et d’événements spéciaux sur la culture, l’art, l’archéologie et les musées aura lieu. Entre autres sujets, les participants discuteront de la manière dont les musées peuvent traiter des thèmes historiques.

Ajoutez à ces dizaines d’ateliers et de sessions conçus pour former les employés de musée, traiter de la préservation archéologique et discuter du rôle des musées dans un monde où il est plus facile que jamais de faire une visite virtuelle.

Pour Kyoto, où se trouvent une grande partie des œuvres d’art au Japon, le gouvernement utilise également la conférence de l’ICOM comme une occasion supplémentaire de promouvoir le «beau» Japon auprès de la communauté internationale.

À ce stade, on peut se demander si quelqu’un dans l’administration japonaise ou certains médias ont intérêt à parler à un public international de graves problèmes liés à l’art et à la culture japonaises d’une manière qui ne se présente pas comme une campagne touristique d’auto-satisfaction.

Quels problèmes?
Entre autre, protéger les musées et les anciens objets des collections de musées contre les catastrophes naturelles, par exemple. D’autant plus critique dans un pays avec des tremblements de terre et des typhons fréquents. Le tourisme de masse concentré sur une petite vingtaine de sites à Kyoto qui rendent la visite désagréable et occasionne beaucoup de dégâts etc…

Heureusement, la réunion de l’ICOM débattra sur le sujet des musées en temps de catastrophe. Une meilleure coordination entre les responsables des musées et les gouvernements au Japon, y compris des plans détaillés pour la récupération et la conservation devrait être une priorité absolue pour la coordination des politiques des gouvernements locaux et nationaux.

La mise en place de limites journalières ou horaires strictes concernant le nombre de visiteurs autorisés dans les musées, en particulier si des objets historiques anciens sont exposés mais cela pourrait rendre la discussion plus difficile, surtout au Japon.

Le sur-tourisme, ou «pollution du tourisme», est devenu un problème majeur dans le pays, en particulier dans les temples et les sanctuaires de Kyoto, où le risque de dommages est manifestement plus élevé. L’un des objectifs de la réunion de l’ICOM à Kyoto est de discuter des différentes manières dont les visiteurs des musées peuvent vivre une expérience plus agréable et plus éducative. Différentes idées de marketing modernes seront sûrement présentées et certaines sessions discuteront du rôle des technologies interactives pour aider les visiteurs à comprendre et à apprécier le passé.

À Kyoto, l’idée de limiter le nombre de visiteurs sur les sites touristiques les plus populaires est à l’étude depuis des années. Les musées se plaignent généralement de fermer trop tôt (16h) et pourrait encourager au moins les musées publics à rester ouverts jusqu’à tard dans la soirée certains jours.

Toute limitation du nombre de visiteurs pourrait inquiéter les responsables de Kyoto sur une éventuelle perte de recettes touristiques. Espérons que la réunion de l’ICOM leur fournira des leçons à adopter et pas seulement une autre occasion de se vanter de leur culture et de leur histoire, surtout quand on voit la destruction massive de maisons Japonais traditionnelles dites Machiya.
Plus d’un millier de maisons en 2 à 3 ans et une dizaine de grands temples pour construire des hôtels en général cheap pour une clientèle bien cheap venant majoritairement du grand pays voisin !

Le bilan sur la culture et le tourisme à Kyoto est sincèrement désolante et le nombre de touristes se plaignant d’avoir vécu des expériences négatives à Kyoto dépassent les 50% d’après une étude fourni par Kyoto city..

Il y a beaucoups de choses à faire et il faut reagir vite!

https://icom-kyoto-2019.org/

Daimonj est le festival des montagnes enflammées à Kyoto

Une fois par an au mois d’août au beau milieu de la saison des Obon (festival japonais des morts) vénérant les ancêtres, le flanc de la montagne situé près du Pavillon d’Argent, à Kyoto est en feu. Pendant la majeure partie de la nuit du 16 août, le feux se voit à des kilomètres à la ronde.

Cependant, loin d’un embrasement sauvage et incontrôlable, les gens s’aperçoivent bientôt que le feu contient un message en caractères japonais: 大 (grand) sur le mont Daimonji. Il y a aussi d’autres signes en feux sur les montagnes voisines tout autours de Kyoto.

Ce feu représente la culture religieuse japonaise complexe, cela marque le moment où les esprits ancestraux qui sont supposés visiter le royaume terrestre pendant Obon retournent dans le monde des esprits.

Le festival commence à 20h, avec l’éclairage du signe «大». Après quoi les caractères “妙” et “法” sont allumés toutes les cinq minutes. Une fois que les signes sont allumés les deux dernières montagnes sont allumées à leur tour aves des dessins, l’un en forme de bateau et l’autre en forme de torii (porte d’entrée d’un sanctuaire). A l’époque il était possible de voir les cinq feux du centre de Kyoto, aujourd’hui c’est impossible avec l’urbanisation (chaotique) à outrance dans le centre-ville.

Boire une tasse de saké (vin de riz japonais) pendant que les caractères enflammés se reflètent dans la tasse est censé vous protéger des maladies. Quel que soit l’angle sous lequel vous l’observez, le feu est un spectacle singulièrement unique.

teamLab présente une exposition sur la “forêt numérisée” au sanctuaire de Shimogamo à Kyoto

teamLab revient une nouvelle fois avec une autre installation artistique immersive sur un site du patrimoine mondial de l’UNESCO à Kyoto, le sanctuaire Shimogamo. L’exposition «Digitized Forest» (Forêt numérisée) met en avant les technologies numériques non matérielles qui transforment la nature en art sans lui nuire.

Cette année, l’installation interactive Walk, Walk, Walk dans la forêt de Tadasu du site génère un groupe de personnalités anonymes et diverses qui marchent le long de la rivière Izumigawa qui traverse la forêt de Tadasu. Les gens peuvent rester avec ces personnages ou les quitter et regarder leur progression. Des œuvres précédentes telles que les sphères flottantes et résonnantes seront placées à la porte du sanctuaire de Shimogamo et les installations Forêt résonante et Autonomous Resonating Life feront écho à la couleur vibrante et au ton répandus dans les sphères lumineuses du jardin.

L’exposition aura lieu du 17 août au 2 septembre 2019. Les billets sont en vente sur le site web de Lawson Ticket ou à la porte pendant la période d’exposition, au prix de 1 300 JPY en semaine et de 1 500 JPY le week-end.

Le Château de Nijō (二条城) à Kyoto

En 2026, le château de Nijō à Kyoto fêtera ses 4 siècles d’existence. Débuté en 1603, puis achevé 23 ans plus tard, il fut construit à l’initiative du shogun Tokugawa Ieyasu (1543-1616) puis complétée par son petit fils,. Iemitsu Tokagawa. Les Tokugawa firent de l’édifice la résidence secondaire du shogunat à Kyoto, lors de leurs séjours dans la capitale impériale du Japon (le shogun vivant alors à Edo, la future Tokyo). En 1994, le château fut nommé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le monument se compose de deux bâtiments principaux : le Palais Ni no maru (二の丸) et le Palais Hon maru (本丸), soit environ 8 000 m2 de constructions sur  une surface totale de 275 000 m2.

Dans le palais Ni no maru, des premières pièces à la décoration sommaire, aux pièces intérieures richement décorées, l’ordonnancement des pièces témoigne de l’importance des rapports sociaux au Japon : les unes pour les visiteurs lambda, les autres pour les visiteurs de marque.

Outre les douves, ses immenses portes et murs de pierre massifs qui constituent la panoplie défensive de tout château digne de ce nom, le château de Nijō possède un plancher dit «rossignol». Comme son nom l’indique, chaque pas sur ce plancher émettra un bruit identique au cui-cui d’un oiseau, afin de prévenir toute intrusion d’individu mal intentionné, les assassins notamment…

En 1867, c’est dans le palais Ni no maru que le shogun Yoshinobu Tokugawa dut rendre officiellement le pouvoir à l’autorité impériale, mettant fin aux 265 années du shogunat des Tokugawa, pour voir débuter un an plus tard, la restauration de Meiji (1868-1912).

Divisé à l’origine en cinq parties : appartements, salles de réception et de divertissement, hall d’entrée et cuisines, le palais Hon maru fut détruit par le feu qui ravagea Kyoto en 1800. Hon maru est ouvert pour le public uniquement lors d’événements spéciaux.

Malgré cette déconvenue, les jardins méritent à eux seuls le détour, Japon oblige, l’ensemble étant très bien entretenu : cerisiers, ginkgos, pins, ainsi qu’un grand bassin dans le plus pur style japonais avec ses nombreuses pierres placées méthodiquement.

Accès au château de Nijō : depuis la gare de Kyoto, prendre la ligne de métro Karasuma, jusqu’à Karasuma-Oike, puis la ligne Tozai jusqu’à l’arrêt Nijojo-mae. Fermée les mardis des mois de janvier, juillet, août et décembre. Tarif d’entrée du château : 600 yen, +400 yen pour le palais Ni no maru.

L’été à Kyoto

L’été à Kyoto est peut-être la saison la moins populaire, car il fait très chaud et humide, il y a des moustiques et des cigales extrêmement bruyantes. Cependant, l’été apporte beaucoup de célébrations et de festivals locaux passionnants qui constitue un moment idéal pour s’immerger complètement dans la culture japonaise et en apprendre davantage sur son patrimoine historique.

Ne manquez pas Aoi Matsuri qui est l’un des trois festivals les plus célèbres de Kyoto et qui se tient chaque année le 15 mai. Organisé depuis le 7ème siècle, c’est un festival de deux sanctuaires Kamo au nord de la ville, Sanctuaire Shimogamo et sanctuaire Kamigamo. Son défilé principal présente 500 personnes vêtues de costumes japonais historiques de la période Heian. Le défilé commence au palais impérial pour arriver au sanctuaire de Shimogamo où les participants se joignent à une cérémonie. La procession part ensuite pour le sanctuaire de Kamigamo.

Le festival de Gion organisé par le sanctuaire de Yasaka est peut-être le festival d’été le plus important de Kyoto. Fondée il y a 1 100 ans, il dure tout le mois de juillet et se termine par une grande procession d’énormes chars, le Yamaboko Junkō, les 17 et 24 juillet.

Août apporte Kyo No Tanabata. Selon la légende, Orihime et Hikoboshi étaient éperdument amoureux et négligeaient leurs devoirs. Le père d’Orihime a puni le couple en bannissant Hikoboshi de l’autre côté de la rivière des Cieux (représentée par la Voie lactée). Orihime est tombée dans le désespoir à cause de la perte de son amour et finalement, son père a cédé et a permis aux deux de se rencontrer une fois par an, le septième jour du septième mois. Ce jour est maintenant marqué comme Tanabata et les Japonais le célèbrent en écrivant leurs souhaits sur des bandes de papier et en les attachant sur des branches de bambou. Des illuminations magiques et des projections d’art sont présentées principalement sur les rivières Hori-kawa et Kamo-gawa dans le plus pur style de Kyoto, créant une ambiance magique permettant aux visiteurs de profiter de la saison estivale pendant les soirées fraîches.

Pour éviter la chaleur étouffante du soleil estival, les habitants cherchent souvent un répit dans les montagnes environnantes de Kibune. De mai à la mi-septembre, cette petite ville attire les visiteurs désireux de s’adonner à l’une des meilleures traditions estivales du Japon: le kawadoko. Originaire de la période Edo, kawadoko se traduit par «le sol de la rivière» et désigne la restauration sur le patio prolongé au-dessus de la rivière. Les visiteurs sont invités à s’asseoir sur les plateformes en tatami construites à quelques centimètres au-dessus de la rivière. Une version plus moderne du restaurant kawadoko est située au cœur de Kyoto, le long de la rivière Kamo. Presque tous les restaurants sur la rivière ont aménagé des terrasse uniquement pendant cette période de Mai à fin Septembre.

Visiter les forêts luxuriantes d’Arashiyama est toujours une bonne idée, mais encore plus pendant les chaudes journées d’été. Après une promenade matinale dans la forêt de bambous, allez dans les temples environnants et certains jardins de mousse isolés. Une fois que vous avez terminé, vous pouvez vous rendre à la rivière et faire une promenade en bateau.

Les maisons de ville en bois Machiya disparaissent de Kyoto

Kyomachiya Kyoto

Les maisons de ville japonaise traditionnelle, sont systématiquement démolie.

Alors que beaucoup de gens déplorent la perte des Geisha et des Maiko à Kyoto, ce sont aussi les Kyomachiya, les ryokan où les artisans et les marchands vivaient et travaillaient dans la ville qui disparaissent aujourd’hui dans un rythme le plus en plus rapide.

Au cours des dernières années, les Kyomachiya ont été systématiquement démolis dans toute la ville. De nombreuses maisons de ville se sont transformées en maison presque à 100 % made in china et plastique ou bien en immeuble de médiocre qualité.

Une enquête menée en 1998 par la ville de Kyoto montre qu’il ne reste qu’environ 28 000 maisons en bois traditionnelles (sur des centaines de milliers après la Seconde Guerre mondiale), et environ 500 autres sont détruites chaque année. Entre 1993 et ​​2003, plus de 13% des kyomachiya ont été détruits. En faites les maisons n’ont pas étaient détruite pendant la guerre puisque Kyoto n’a pas était touché mais en réalité se sont les Japonais eux même qui les détruises sous le couvert de l’industrialisation à marche forcée du Pays.

Ce n’est pas que les Kyotoites aient tourné le dos à la tradition; le déclin de la kyomachiya dans la ville est en grande partie dû à la politique du gouvernement basé sur l’industrialisation à outrance et à l’économie à court terme sans véritable vision à long terme. Depuis 1936, les autorités ont interdit la construction de nouvelles Kyomachiya, tandis que celles qui restaient ont été démolies car en prime les droits de succession sont très élevés au Japon. Résultat Kyoto est complètement défiguré dans le centre-ville et perd beaucoup de son charme.

Les boutiques en bois d’artisans et de marchands ont prospéré à Kyoto plus que partout ailleurs au Japon en raison de la présence de la cour impériale. Les maisons longues et étroites des commerçants étaient adaptées à leur commerce et à leur style de vie: un magasin à l’avant et la maison pour y vivre à l’arrière. (Un deuxième étage était très mal vue, conformément à une tradition qui interdisait à quiconque de se tenir plus haut que le shogun à cheval.)

Les kyomachiya d’origine laissés dans certaines parties de la ville n’ont guère changé par rapport à celles construites pendant la période Edo (1603-1868). La plupart des maisons de ville ont conservé leurs activités d’origine depuis un siècle avec des façades toujours conformes au type de commerce pour lequel elles étaient connues.

La seule chose pour le momment qui empêche la disparition complète des maisons de ville en bois de Kyoto est le travail de conservation d’organisations à but non lucratif et d‘une nouvelle génération d’entrepreneurs qui convertissent les anciennes structures en cafés, restaurants, galeries et maisons à louer. Sans eux et sans l’intervention du gouvernement (espoir), le lien de Kyoto avec sa longue et fière histoire d’artisanat risque de se perdre à jamais.

Soutenez les en achetant dans ces boutiques et en allant dans les cafés, restaurants, ou bien même en séjournant dans une Machiya en location

Si vous avez envie de vivre l’expérience d’une Machiya pendant votre séjour, vous pouvez en louer une, les prix sont très raisonnable.

Le théâtre de Kyoto Minamiza, célèbre pour Kabuki, ouvre après deux ans de fermeture

Le théâtre Minamiza de Kyoto, réputé pour le kabuki, a ouvert ses portes après environ deux ans et neuf mois durant lesquels il a été renforcé contre les tremblements de terre.

Le théâtre de Shijogawara, à l’origine du Kabuki, a une histoire qui remonte à 400 ans. Le bâtiment actuel, avec son design extérieur traditionnel de style Momoyama, a été achevé en 1929. Il était fermé depuis février 2016 pour une rénovation majeure.

Bien que l’apparence extérieure ait été conservée, l’équipement du théâtre a été mis à jour. Des sièges d’audience amovibles ont également été récemment installés au premier étage afin que le plancher de la scène puisse être agrandi.

La première production “kaomise” de la saison durera deux mois, célébrant le renouveau du bâtiment. Le programme et les acteurs changeront tous les mois.

Matsumoto Koshiro et son fils Ichikawa Somegoro figurent parmi les acteurs du programme “Renjishi” de novembre, représentant un lion dressant son lionceau.

Le théâtre de Minamiza a été désigné par l’État comme un bien culturel tangible en 1996, selon l’opérateur Shochiku.

Une rare statue d’Amida Nyorai (Amitabha) placée dans un cristal en forme de bouton de fleur de lotus est exposé dans le temple Daigoji

Selon un expert, un petit Bouddha recouvert de cristaux découvert dans un temple aurait été l’œuvre de l’atelier du maître sculpteur bouddhiste Kaikei vers la fin du XIIe siècle.

La statue en bois d’Amida Nyorai (Amitabha), appelée “Suisho hogan iri mokuzo Amida Nyorai zo”, mesure environ 5,5 cm de haut et se trouve à l’intérieur d’un cristal en forme de bouton de lotus d’environ 10 cm de haut. La statue a été conçue dans une forme relativement épaisse afin de créer une illusion d’optique selon laquelle elle est plus petite lorsqu’un cristal reflétant de la lumière y est projetée.

Hiromichi Soejima, professeur émérite d’histoire de la sculpture japonaise à l’université Taisho, qui a examiné la statue, a souligné que le style des vêtements ressemblait à celui des statues de Bouddha créées par Kaikei à partir de la première période de Kamakura (1192-1333).

«Il semblerait que la statue ait été placée dans le cristal dès le début de la production», a déclaré Soejima, émerveillée par la qualité de conservation de la pièce. “Il a peut-être été considéré comme une statue bouddhiste généralement cachée du public“, a-t-il ajouté. Continuer la lecture de « Une rare statue d’Amida Nyorai (Amitabha) placée dans un cristal en forme de bouton de fleur de lotus est exposé dans le temple Daigoji »

Jidai Matsuri à Kyoto

Le Jidai Matsuri du 22 octobre est le défilé d’une reconstitution historique de procession impériale de la période de Heian à Kyoto.

Le festival a débuté en 1895 pour célébrer le passé glorieux de Kyoto après avoir perdu son statut de capitale du Japon pour Tokyo en 1868.

Il commémore la fondation de Kyoto en tant que capitale en 794 par l’empereur Kammu.

C’est un défilé de plus de 2000 personnes bénévoles en costumes de l’ère Heian allant du palais impérial de Kyoto au sanctuaire Heian. Le parcours est de 4,6 kilomètres et le défilé dure 5 heures.

Le défilé commence avec des samouraïs sur des chevaux et d’autres personnalités militaires et se poursuit avec des femmes de la cour impériale et Mikoshi portant les Kami de l’empereur Kammu et de l’empereur Komei.

Certaines des femmes dans le défilé sont de veritables Geisha, Maiko et Shikomi. Elles sont vêtus de Junihitoe, un type de kimono élégant et très complexe qui compte parmi les vêtements les plus chers jamais créés.

Vous pouvez vraiment apprécier le Jidai Matsuri si vous êtes intéressé par l’histoire japonaise. Les costumes, la musique et le symbolisme de l’événement sont très authentiques et vous pourrez même avoir le sentiment d’avoir voyagé dans le temps ! Dépaysement garantie ! Continuer la lecture de « Jidai Matsuri à Kyoto »

1 001 statues bouddhistes réunies à Kyoto pour la première fois depuis 1992

Pour la première fois en 26 ans, les 1 001 anciennes statues bouddhistes de Sanjusangendo a Kyoto ont été réunies dans la salle principale du temple de Rengeoin

Les statues grandeurs natures, appelées «Mokuzo Senju Kannon Ryuzo» (statues en bois de la divinité Kannon avec 1 000 bras) et désignées par le gouvernement Japonais comme des biens culturels importants.

Elles sont montrées au public du 3 octobre au 26 novembre.

Les travaux de restauration de ces statues ont duré 45 ans et terminé l’année dernière. En mars, le Conseil des affaires culturelles du gouvernement a recommandé que les 1 001 statuts soient collectivement passées sous le statut de trésor national.

Pour célébrer cette mise à niveau prévue dans un proche avenir, cinq statues prêtées à des musées nationaux de Tokyo, Kyoto et Nara ont été rendues à Sanjusangendo.

Toutes les statues avaient été assemblées pour la dernière fois en 1992, lors de la célébration du service commémoratif bouddhiste à l’occasion du 800e anniversaire de la mort de l’empereur à Go-Shirakawa, qui avait construit Sanjusangendo.