Le Mot du jour : Tsunami

Le mot Tsunami est d’origine japonaise

Tsu : port  et nami : Vague

Signification du mot : Grande vague déferlant dans un port.

Les Tsunami sont les plus fréquents dans le Pacifique, ils peuvent atteindre 800 km heures soit 200 mètres à la seconde.

De 684 à 1985 le Japon a subit 171 Tsunami dont 5 de plus de trente mètres de hauteur.

Katsushika Hokusai (1760 – 1849) est un des maîtres incontestés de l’art des Estampes Japonaises. Il trouve son inspiration dans la tradition, la légende et la vie des Japonais.

Son estampe mondialement connu de la Grande Vague s’abattant sur les bateaux au large de Kanagawa en est la preuve.

Kit de survie…

Vous n’êtes pas sans savoir que le Japon est l’un des pays couvrant le plus de catastrophe naturel au monde; typhon, tornade,  éruption volcanique, tsunami et autres séisme font ragent dans le pays du soleil levant. Évidemment dans le cas d’énorme catastrophe naturel (dernièrement le séisme de magnitude 7 de Kumamoto) les habitants se retrouvent coupés subitement du monde; plus d’électricité, plus d’eau, plus de maison… Le plus grand nombre de morts en général n’est pas forcement lié au séisme en lui même, mais plutôt aux jours de survie qui le suive. Et c’est là que vous devriez être préparé, car au Japon nous ne sommes jamais à l’abri des colères de Madame nature.

Le sac de survie ou encore kit de survie (非常持出袋 – Hijōmochidashibukuro) est un sac à dos à utiliser en cas d’urgence ou en cas de catastrophe naturel qui contient des équipements essentiels à la survie d’autrui. Votre sac doit comprendre de quoi vous protéger, vous identifier, vous nourrir, vous éclairer, vous laver, vous soigner, vous informer, et alerter les secours.

Exemple de sac de Survie
Exemple de sac de Survie

Même si il n’est pas obligatoire au Japon, le gouvernement recommande fortement à la population de s’en procurer un. Dans l’idéal, il vous faut un kit pour chaque membre de la famille, et le must have est d’en avoir un à votre domicile, un à votre lieu de travail et un dans la voiture (si vous conduisez souvent). Continuer la lecture de « Kit de survie… »

Séismes

Suite aux évènements tragiques de ses derniers jours, voici quelques informations sur les séismes au Japon.

Pourquoi la Terre tremble-t-elle toujours au Japon?
Pour caricaturer, on peut dire que le Japon est fait pour être sismique. Cet immense chapelet d’îles est en effet situé à la frontière de quatre grandes plaques tectoniques (voir schéma ci-dessous):

La frontière des quatre grandes plaques tectoniques

La plaque pacifique (en rose clair), la plaque nord-américaine (en violet), la plaque eurasienne (en vert) et la plaque philippine (en rose vif).

La plaque pacifique, qui se déplace rapidement vers l’ouest (à plus de 8 cm par an), s’enfonce sous les autres: on appelle cela une subduction. Les zones de subduction se traduisent par les séismes les plus violents qui soient, mais aussi par un volcanisme intense. L’archipel nippon se situe d’ailleurs sur la Ceinture de feu du Pacifique, un immense arc de plus de 450 volcans qui fait tout le tour du Pacifique, de la Patagonie à l’Alaska et du Kamtchatka à la Nouvelle-Zélande.

Ces plaques sont à l’origine de différentes fosses : la fosse des Kouriles et celle du Japon, la fosse d’Izu-Ogasawara, la fosse de Sagami, la fosse de Nankai, la fosse de Ryukyu et la fosse d’Okinawa.

En conséquence plusieurs jonctions triples se trouvent sur le territoire japonais.

Lignes tectoniques du JaponOn observe ainsi plusieurs failles, notamment :
-la ligne tectonique médiane du Japon traversant le pays du centre-est de Honshū au sud-ouest de Kyūshū via Shikoku,
-la ligne tectonique Butsuzō, plus au sud, qui lui est globalement parallèle,
-la ligne tectonique Itoigawa-Shizuoka, qui traverse le Chūbu de la mer du Japon à la côte Pacifique,
-les lignes tectoniques de Kashiwazaki–Chiba et de Shibata-Koide, à l’est de la précédente,
-celles de Tanakura et de Hatagawa traversant le Tōhoku du nord au sud.

On peut diviser l’arc japonais en quatre zones principales selon ces failles :

-À l’ouest de la faille d’Itoigawa-Shizuoka
-La dépression fossa magna (フォッサマグナ, fossa maguna) entre les failles d’Itoigawa-Shizuoka et de Kashiwazaki–Chiba/Shibata-Koide est une dislocation qui marque la zone de contact des arcs sud-ouest et nord-est. Deux des plus vastes plaines du pays, celles du Kantō et de Niigata se situent au pied de cette grande dislocation, respectivement au sud et au nord. Sur la côte orientale se dressent de nombreux volcans, dont le mont Fuji et le mont Asama.
-Au nord-est, on distingue deux lignes tectoniques courant depuis le nord du Kantō. Elles se rencontrent en formant un angle ouvert dans la plaine de Sendai.
-Enfin, Hokkaidō est une zone formée principalement de sédiments tertiaires et de deux axes montagneux, l’un amorçant Sakhaline, et l’autre axe surtout volcanique amorce les Kouriles. Leur intersection est recouverte d’une énorme calotte volcanique nommé Daisetsu-zan.

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Les Japonais, partie 4 : prise de conscience après le tremblement de terre

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Selon un sondage effectué en 2004 par la station de Kobe de la NHK, la seule chaîne publique de télévision au Japon, 60% des sinistrés sentaient que le souvenir et les leçons du tremblement de terre du 17 janvier 1995 avaient plus ou moins été oubliées par la société. A peine deux ans ont passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku, mais les sinistrés ont toujours cette même inquiétude.

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La guerre et les Japonais, 60 ans après l’indépendance – partie 3 –

 

 La photo montre M. Shuichi Kato (加藤周一, 1919-2008), polémiste libéral connu au Japon. Il s’était spécialisé dans les beaux arts et l’actualité. Il a également lutté contre la révision de l’article 9 de la Constitution japonaise. Lors du récent rangement de la bibliothèque de l’université Ritsumeikan à Kyoto, ses cahiers, méconnus, ont été retrouvés.

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Dans un coin de ce monde (titre japonais : Kono sekai no katasumi ni)

auteur : Fumiyo Kōno          éditeur japonais : Futabasha

Fumiyo Kōno est née à Hiroshima le 28 septembre 1968. Elle est surtout connue pour son manga Le pays des cerisiers (titre japonais : Yūnagi no machi, Sakura no kuni). En 2004, elle reçoit le Grand Prix du Japon Media Arts Festival et le Prix de la nouveauté du Prix culturel Osamu Tezuka.

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La guerre et les Japonais, 60 ans après l’indépendance – partie 2 –

Mon grand-père maternel ne pourra jamais oublier la guerre. Dans l’armée japonaise, l’ordre d’un gradé était un ordre absolu. Un jour qu’il avait tenté de protéger un camarade de régiment qui avait commis une erreur, un sergent l’avait frappé au visage le rendant partiellement sourd d’une oreille. Au moment de la capitulation du Japon, il était en zone chinoise de la Mandchourie. Lorsque le bateau qui devait le rapatrier est arrivé, il n’a pas été admis à bord. La raison ? Mon grand-père avait le même nom de famille que l’amiral en chef de l’armée japonaise, Yamamoto (photo ci-dessus, Isoroku Yamamoto, amiral en chef de l’armée japonaise). Or, ce haut gradé était mort sur le champ de bataille deux ans plus tôt. De crainte que mon grand-père et lui ne soient confondus par l’armée d’occupation américaine et que mon grand-père ne soit arrêté à tort, ses camarades lui ont demandé de rester en Chine. Il n’a pu rentrer au Japon qu’un an plus tard.

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La guerre et les Japonais, 60 ans après l’indépendance

Le 18 mai 2012, la réunion sur le bombardement d’Uma-machi (馬町爆撃を語ろう会) s’est déroulée à Kyoto, soixante ans après la Seconde Guerre mondiale. Où est Uma-machi ? C’est le quartier qui se situe en bas du temple Kiyomizu (清水寺), le temple le plus visité de Kyoto pour son paysage magnifique visible depuis la terrasse. Certains guides mentionnent que la ville de Kyoto n’a jamais été pilonnée, mais elle a subi une vingtaine de bombardements aériens qui ont tué au moins trois cents personnes. Le quartier en question a été attaqué la nuit du 16 janvier 1945. 140 immeubles ont été endommagés et plus de 90 personnes ont été tuées ou blessées. A cause du silence sur ces événements, ces vérités sont malheureusement peu connues des touristes qui visitent Kyoto.

 

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Élimination du césium

Les enfants peuvent-ils jouer dehors sans risque vis-à-vis de la radioactivité ? Voici la crainte actuelle des sinistrés du Tohoku. Ce n’est pas rare que les familles déménagent vers d’autres régions et que les élèves changent d’école. Certains clubs sportifs manquent de membres et ils ne peuvent pas organiser d’équipe.

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