Le temple Mii (à Shiga)

Alors que le Japon compte d’innombrables temples, auriez-vous imaginé déterminer votre temple préféré à sa musicalité? Parmi les « 100 paysages sonores à sauvegarder (残したい日本の音風景100選)», sélectionnés en 1996 par le ministère de l’Environnement, figure la cloche vespérale du temple Mii (三井寺) de la ville d’Otsu (大津). Elle est, pour son timbre, l’une des trois cloches les plus célèbres du Japon avec celle du temple Byodo-in (Uji), pour sa forme, et celle du temple Jingo-ji (Mont Takao, Kyoto), pour son inscription. Le site est également un des huit paysages classés d’Omi, sur les bords du lac Biwa.

Continuer la lecture de « Le temple Mii (à Shiga) »

Festival d’Arashiyama (Kōyō) à Arashiyama (le deuxième dimanche de novembre)

Le festival a lieu chaque année, à la mi-novembre, sur la rivière Hozu qui traverse Arashiyama. Des personnes en costumes traditionnels jouent de la musique (taiko, koto, shamisen), chantent ou bien dansent avec des éventails, des ombrelles ou des soucoupes, sur des embarcations. Celles-ci sont dirigées par des barreurs et tournent sur la rivière, en amont de l’île de Saganakanoshimacho.

Sur la rive, quelques privilégiés assistent à une cérémonie du thé en présence d’une geiko. Une représentation de théâtre kyōgen est également donnée.

 

Pour vous y rendre, Kyoto City Bus n°11 ou 93, descendre à Arashiyama, Kyoto City Bus n°28, descendre à Arashiyama Koen ou bien ligne Hankyu, station Arashiyama.

 

Cérémonie : gratuite

Le temple Jisso-in

L’un des élements à admirer à Kyoto est sans doute l’érable, en japonais momiji (もみじ). Dans le temple isolé d’Iwakura (岩倉), nommé Jisso-in (実相院), vous serez émerveillé par les beaux jardins, mais aussi par le reflet des érables sur le parquet vernissé, appelé yuka-momiji (床もみぢ). Le plancher de la pièce Taki-no-ma (滝の間), littéralement “salle de la cascade”, semble changer en fonction des saisons.

Continuer la lecture de « Le temple Jisso-in »

Un an après le grand tremblement de terre du Tohoku

Un an a passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku (東日本大震災). Les afflictions des sinistrés sont gravées dans les mémoires. Alors, que pouvons-nous faire maintenant ?

 

Le Japon va bientôt accueillir la saison des cerisiers. La plupart des Japonais aiment cette fleur éphémère. Très beaux, ses pétales évoquent la tristesse pour ceux qui viennent de perdre leurs proches et c’était exactement le cas l’année dernière. Autrefois, cette fleur à cinq pétales était aussi le symbole des kamikazes, avions-suicide de l’armée de l’air. Aujourd’hui, les Japonais trouvent une valeur esthétique dans cette fleur qui s’épanouit et tombe aussitôt.

Continuer la lecture de « Un an après le grand tremblement de terre du Tohoku »

Chantons Furusato, espérons que les sinistrés regagnent leur terre natale

Onze mois ont passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku (東日本大震災). Saviez-vous que, désormais, les sinistrés utilisaient une chanson enfantine intitulée Furusato comme hymne ? : Furusato (故郷) veut dire petite patrie.

Le 11 mars 2011, le séisme a frappé le Japon alors même que le pays était déjà en difficultés du fait de la hausse du yen et de la déflation. Même si la reprise économique est observée en ville, ce n’est pas le cas en province, surtout à cause de la difficile possibilité d’augmentation de salaire. Les fonds et les jeunes talents convergeant vers la capitale, le déclin rural est difficile à enrayer. Après la catastrophe du 11 mars et la crise nucléaire qui a suivi, divers problèmes ont été mis en avant : le déclin des provinces, l’inefficacité des mesures proposées contre le chômage, l’insuffisance de la politique mise en place et le risque de chute excessive des prix qui entraîne la délocalisation des lieux de production. Le Japon se trouve à un tournant décisif de son histoire.

 

Ce qui donne du courage aux sinistrés obligés de fuir leurs ville et village natals, c’est la chanson intitulée Furusato. Elle a été créée à l’époque de Taisho (大正, 1912-1926) et était souvent chantée par des travailleurs migrants qui devaient quitter leur pays natal, et par les sinistrés aujourd’hui. Voici les paroles :

  Continuer la lecture de « Chantons Furusato, espérons que les sinistrés regagnent leur terre natale »