Où sont les cerises des sakuras ?

Le sakura est un mot générique qui fait référence aux fleurs du cerisier à l’arbre lui-même. Il est emblématique du Japon, même si on trouve bien sûr aussi le cerisier en Occident.Une question flotte souvent dans l’esprit des visiteurs au Japon… Où sont les cerises des cerisiers ? S’ils resplendissent de leurs milliers de pétales roses, les cerisiers japonais semblent cependant être démunis de fruit.

En fait, les sakura japonais sont pour la plupart stériles ; ils ne donneront pas de cerise ! En effet, ceux-ci proviennent quasiment tous de boutures de mêmes branches. Cela fait plusieurs siècles que les sakuras sont cultivés au Japon en tant qu’arbres ornementaux, c’est pourquoi ils sont tous de la même génération.

Bien que le sakura ne donne pas de fruit, on le retrouve tout de même beaucoup dans la cuisine japonaise. On utilise en effet son arôme pour des pâtisseries et pour parfumer des plats en tout genre !

Takase-gawa, le canal pittoresque de Kyoto

La rivière Takase, appelée en japonais Takase-gawa (高瀬川), est un canal bordant la rue Kiyamachi (木屋町通), au coeur de Kyoto. Elle suit plus ou moins en parallèle le cours de la rivière Kamo-Gawa (鴨川).

Au printemps, Takase-gawa offre un cadre pittoresque, avec près de deux cents cerisiers en fleur le long du canal, de Shijō à Gojo. De plus, lorsque la nuit tombe, les illuminations installées par la ville de Kyoto mettent encore plus en valeur les sakuras. C’est un chemin très apprécié des visiteurs comme des locaux.

La construction de ce canal remonte à la période Edo, mais sa conception remonte même avant, pendant la période Sengoku. En effet, l’histoire commence en 1586 avec le noble Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉), qui est considéré comme le deuxième grand unificateur du Japon (ci-dessous en photo). Celui-ci ordonna à Suminokura Ryōi (角倉 了以), l’un des plus riches commerçants de l’époque, de trouver un moyen d’approvisionner Kyoto. La capitale impériale était alors isolée, sans port, et manquait de pierre pour la construction de ses bâtiments.

Une vingtaine d’année plus tard, pendant la période Edo, le canal Takase est creusé, reliant Kyoto au port de Fushimi. Le projet fut entièrement financé par Suminokura Ryōi. Le canal devint fonctionnel en 1614 ; une centaine de  bateaux allaient et venaient alors le long de Takase, approvisionnant la capitale impériale en marchandises de toutes sortes. Ci-dessous une réplique des bateaux marchands utilisés à l’époque.

Le canal Takase-gawa contribua grandement au développement économique de Kyoto, jusqu’à ce qu’il fut mis hors service, en 1920.

Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?


C’est bientôt la floraison des cerisiers au Japon !

Au début du printemps, les cerisiers sakura en japonais – colorent le paysage de leurs milliers de pétales roses.

Commence alors la période du Hanami (花見), qui fait référence au rituel annuel de contemplation des sakura en fleurs.

En famille, en amoureux ou entre amis, les japonais se baladent et se posent dans les parcs pour apprécier ensemble le Hanami.
Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?

À Kyoto, le début de la floraison des cerisiers est prévu le 28 mars 2017, mais leur pleine floraison est prévue du 3 au 11 avril 2017.

Ci-dessous les quatres meilleurs spots pour profiter de l’occasion à Kyoto !

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Ohitaki-sai à Fushimi Inari Taisha (le 8 novembre)

Cette cérémonie religieuse shinto a lieu tous les ans, début novembre, au sanctuaire Fushimi Inari Taisha. Il s’agit d’une cérémonie de remerciement pour la récolte du riz. Trois grands feux sont allumés et plusieurs centaines de milliers de pièces de bois où sont inscrits des souhaits (ema), y sont brûlés.

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Hirayama Ikuo, peintre pacifiste

 Hirayama Ikuo (平山郁夫, 1930-2009), grand peintre japonais, connu au Japon pour son pacifisme et son activisme pour le désarmement nucléaire, a été fait chevalier de la Légion d’honneur française en 1996 et a reçu l’Ordre de la Culture japonais (文化勲章) en 1998.

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Kyokusui no utage (le 3 novembre)

 

Il s’agit d’un concours de tanka (poème de 31 syllabes), qui se déroule dans les jardins du temple Jōnan-gu. Un ruisseau sinueux traverse ces jardins. La cérémonie commence par de la musique traditionnelle (koto) puis les participants arrivent en procession.

 

Une shirabyôshi exécute ensuite une danse.

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Le temple Mii (à Shiga)

Alors que le Japon compte d’innombrables temples, auriez-vous imaginé déterminer votre temple préféré à sa musicalité? Parmi les « 100 paysages sonores à sauvegarder (残したい日本の音風景100選)», sélectionnés en 1996 par le ministère de l’Environnement, figure la cloche vespérale du temple Mii (三井寺) de la ville d’Otsu (大津). Elle est, pour son timbre, l’une des trois cloches les plus célèbres du Japon avec celle du temple Byodo-in (Uji), pour sa forme, et celle du temple Jingo-ji (Mont Takao, Kyoto), pour son inscription. Le site est également un des huit paysages classés d’Omi, sur les bords du lac Biwa.

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Festival d’Arashiyama (Kōyō) à Arashiyama (le deuxième dimanche de novembre)

Le festival a lieu chaque année, à la mi-novembre, sur la rivière Hozu qui traverse Arashiyama. Des personnes en costumes traditionnels jouent de la musique (taiko, koto, shamisen), chantent ou bien dansent avec des éventails, des ombrelles ou des soucoupes, sur des embarcations. Celles-ci sont dirigées par des barreurs et tournent sur la rivière, en amont de l’île de Saganakanoshimacho.

Sur la rive, quelques privilégiés assistent à une cérémonie du thé en présence d’une geiko. Une représentation de théâtre kyōgen est également donnée.

 

Pour vous y rendre, Kyoto City Bus n°11 ou 93, descendre à Arashiyama, Kyoto City Bus n°28, descendre à Arashiyama Koen ou bien ligne Hankyu, station Arashiyama.

 

Cérémonie : gratuite