Au Japon, une personne de plus de 65 ans sur cinq travaille

Au Japon, une personne de plus de 65 ans sur cinq travaille. Ici c’est un honneur de travailler et beaucoup de retraités sont ravi d’être toujours utile à leur pays.

Même si cela peut paraitre bizarre aux yeux des Français qui sont dans une logique inverse « il est important de forger une société où les gens de toutes les générations peuvent participer largement et activement » tel est la vision du Japon.

Le gouvernement a repoussé à 80 ans l’âge maximum de départ à la retraite pour les fonctionnaires. Cependant il est possible de partir avant mais bien sur la retraite sera plus petite. (Le minimum d’année de cotisation pour toucher une retraite est de 25 ans).

Il est très commun de voir des gens cumuler une retraite avec un petit boulot pour être toujours actif et ne pas être mis à l’écart de la société. C’est aussi un choix sociétale !

Selon le ministère de la Santé, le pays a perdu un million d’habitants en cinq ans. Avec une pénurie de main-d’œuvre et un taux de chômage de 2,3 % rien n’est fait pour favoriser le travail des femmes mais plutôt la consommation.

L’exécutif ne considère toujours pas le recours à l’immigration comme une solution. En 2016, Shinzo Abe le premier ministre a répondu à cette pénurie de main-d’œuvre en augmentant de 20 % le nombre de travailleurs étrangers, en ouvrant temporairement les frontières avant les jeux Olympiques de Tokyo de 2020.

Après 60 ans, il n’est pas rare que les Japonais touchent un salaire environ 30 % inférieur à leur rémunération la plus élevée. Ici on considère que l’on n’est plus au maximum de ses capacités aussi il est donc normal d’être moins rémunéré. A l’inverse en France on mets les gens au chômage à partir de 50 ans car on les considère comme trop vieux et ils n’ont presque aucune chance de retrouver un nouveau travail.

La solution Japonaise permet d’éviter cette hypocrisie latente Française… On garde les personnes plus âgés détentrices de l’expérience mais moins productifs et on élimine le cout exorbitant à la collectivité de payer des gens à ne rien faire pendant 30 à 40 ans !

La population Japonaise devrai diminuer de près de 40 millions de personnes d’ici à 2065 sur 127 millions actuellement.

Ouvrir l’archipel aux immigrés serait pour un Japonais la remise en cause de l’équilibre et de l’harmonie nécessaire au pays, avec un risque de perte de ses traditions. Lorsque l’on vit au Japon cette phrase à du sens.