À Kyoto le tourisme de masse atteint son paroxysme

La ville de Kyoto, l’une des destinations touristiques les plus populaires au monde, a pour objectif d’attirer les voyageurs vers des lieux moins connus, afin de réduire les cas de “tourisme de masse” qui ont entraîné une augmentation du nombre de plaintes de la part des visiteurs et des habitants.

Les touristes étrangers affluent vers les destinations célèbres telles que Arashiyama, Gion et le temple Kiyomizu.

Toutefois, une enquête menée en 2017 par la ville a révélé que 46% des voyageurs nationaux avaient eu des expériences négatives durant leur séjour, la congestion étant la principale raison.

Pendant la haute saison touristique, les gens ont du mal à monter dans les autobus surpeuplés, et la congestion dans de nombreux quartiers de la ville affecte la vie des résidents locaux.

Fushimi Inari Taisha, situé dans le sud de la ville, fait partie des sites touristiques les plus populaires. Le sanctuaire shintoïste, connu pour ses quelque 10 000 portes vermillon Torii, est toujours surpeuplé de voyageurs désireux de prendre des photos panoramiques.

Bien moins connu, dans le quartier de Fushimi, où se trouve le sanctuaire, les touristes peuvent découvrir des brasseries à saké dans un vieux quartier qui a conservé son atmosphère historique de la fin de la période Edo (1603-1868).

Le quartie d’Ohara, au nord de Kyoto, connu pour les temples de Jakko-in et de Sanzen-in, a du mal à revitaliser. Dans les années 1970, cette région était autrefois considérée comme la première destination de la ville.

Depuis le milieu des années 90, le quartier n’a pas réussi à attirer le même nombre de visiteurs, car moins de personnes utilisent leur propre voiture pour se déplacer. Depuis la gare de Kyoto, seuls deux ou trois bus sont disponibles chaque heure.

Tout en reconnaissant les défis, un responsable municipal a déclaré que le quartier avait un grand potentiel et qu’il “peut améliorer l’accessibilité en combinant des systèmes ferroviaires et autres, et espère attirer davantage de touristes en trouvant des moyens créatifs de les attirer.”