Au soir du réveillon la cloche du temple Chionin de Kyoto

Les moines bouddhistes en charge de la gigantesque cloche du réveillon du nouvel an sont très conscients de la lourde responsabilité qu’ils portent à sonner parfaitement la cloche.

Il faut braver le froid pour faire sonner la cloche de Chionin Temple de 70-tonne, il faut la faire sonner 108 fois pour marquer la venue de la nouvelle année.

Frapper une fois est un énorme défi, Il faut une équipe de personnes formées travaillant en tandem.

Selon les croyances bouddhistes, les gens naissent avec 108 désirs qui leur causent la douleur et la souffrance. Les désirs sont enlevés lorsque la cloche est frappée 108 fois.

L’équipe de moines a fait une répétition pratique au temple le 27 décembre pour s’assurer que tout se déroule comme prévu pour la grande nuit.

Dix-sept moines chantaient et transpiraient pour balancer un énorme marteau en bois sur la cloche à la répétition au Temple de Jodo Shu (Secte de la Terre Pure), dans le quartier de Higashiyama a Kyoto.

Un moine accroché se jette à l’envers saisissant la corde la plus épaisse attachée au marteau en bois appelé un “Shumoku”, utilisé pour frapper la cloche. D’autres moines tirent des cordes pour contrôler le marteau en chantant “EEI Hitotsu” (prenez-en un) et “Soore!” (Nous y voilà!). Un bruit sombre et lourd résonne quand la cloche géante est frappée.

La cloche du temple de Chionin a été coulée en 1636 pendant la période Edo (1603-1867). C’est l’une des trois plus grandes cloches dans un temple au Japon, mesurant 3,3 mètres de haut avec un diamètre de 2,8 mètres.

Les prêtres commencent vers 10:40 h pour le réveillon du nouvel an.

Ôsôji, le « ménage du Nouvel An » japonais

Tous les ans, à la fin du mois de décembre, alors que l’Occident s’affaire à fêter Noël, les japonais se préparent déjà au passage de la nouvelle année. C’est le moment du Ôsôji /大掃除.
Ce terme, pouvant littéralement être traduit par « grand ménage », désigne une pratique traditionnelle qui consiste à mettre de l’ordre et nettoyer de fond en comble les habitations, les bureaux, les écoles et autres lieux de vie.

Historiquement, ce rituel serait né à l’époque Edo (1603 – 1868) avec le Susu-harai /煤払い, une tradition qui avait lieu tous les 13 décembre, jour consacré au nettoyage des poussières et de la suie des lampes et des braseros.
Aujourd’hui moins spécifique, ce grand ménage peut prendre des formes très diverses : aération des pièces et des tatamis, désencombrement et suppression des objets inutiles, changement du papier des shôji (portes coulissantes traditionnelles), tri et classement des dossiers…

Au-delà de son aspect pratique, ce travail est aussi l’occasion de se purifier intérieurement, pour pouvoir entamer l’année à venir en toute sérénité. Faire le ménage chez soi, c’est aussi faire le ménage en soi.

De manière moins cartésienne mais tout aussi importante pour les croyances japonaises, Ôsôji est également une façon de se débarrasser des mauvais esprits qui se seraient installés çà et là, cachés entre deux poutres ou derrière un vieux meuble. Majoritairement shintoïstes et bouddhistes, les
japonais pratiquent donc ce grand ménage avec ferveur dans les sanctuaires et les temples.

À Kyôto, il est possible d’assister à cet évènement le 20 décembre, en se rendant aux Nishi et Higashi Honganji, où moines et disciples venant de tout le Japon se réunissent pour nettoyer ensemble ces deux importants temples.

Ce moment de l’année revêt donc un caractère à la fois pratique, psychologique et spirituel, lui donnant une place particulière parmi les nombreuses fêtes et traditions japonaises. S’en suivra Ômisoka /大晦日 (réveillon du Nouvel An) puis Oshôgatsu /お正月 (jour du Nouvel An), certainement la célébration la plus importante du calendrier japonais

Plus de 50 000 chambres d’hôtel à Kyoto fin 2019

La ville de Kyoto a estimé qu’il serait nécessaire d’avoir environ 40 000 chambres d’hôtel pour 2020, cependant, les calculs par le Kyoto Shimbun constate que le nombre total de chambres d’hôtel situé dans la ville de Kyoto a déjà dépassé les 40 000, et passera 50 000 dans moins de deux ans.

En réponse à un nombre croissant d’étrangers visitant le Japon, le boom de la construction d’hôtel, également appelé «bulle hôtel», est en cours à Kyoto. Cela a provoqué des hausses rapides et très importantes sur le prix des terres et la congestion des transports.

Les calculs étaient fondés sur les plans d’ouverture d’hôtel publiés par les opérateurs commerciaux et les plans déposés auprès du gouvernement municipal et autres sources, ils n’ont pris en compte que des installations d’hébergement de taille moyenne et grande à partir de 50 chambres ou plus.

À la fin de l’exercice 2017, le nombre total de chambres d’hébergement disposant d’une autorisation commerciale par la ville de Kyoto était de 38 419. Selon des calculs récents, le nombre de chambres a déjà dépassé 40 000 au cours de l’exercice en cours, aussi le nombre total de chambres d’hôtes devrait largement dépasser 50 000 et pourrai dépasser les 60 000. A titre de comparaison il y avait au 1 er janvier 2017 environ 81 000 chambres d’hôtels à Paris.

Un train touristique Kyotoite sera conçu comme une maison en bois de Kyoto.

Kyo-train GARAKU

Ce service ferroviaire sera conçu pour offrir une expérience de luxe unique avec son design d’intérieur exceptionnel, qui sera inspiré par les maisons en bois de ville communément vus à Kyoto appelé Machiya.

Le nouveau Rail Express, connu sous le nom de Kyo-train GARAKU, est une version de deuxième génération du Kyo-train qui va prendre des passagers entre Osaka Umeda et Kyoto Kawaramachi stations.

Kyo-train GARAKU

Le thème du design d’intérieur, “Japanese Modern, Kyomachiya (maisons de ville en bois de Kyoto),” donnera aux passagers la pleine immersion quand ils voyagent entre les deux stations.

Le train aura six voitures différentes avec leur propre thème saisonnier :

Le premier wagon offre une sensation d’automne, avec des feuilles d’érable. Le deuxième wagon porte un thème d’hiver complet avec du bambou. Le wagon trois aura un thème plus classique avec le printemps et les fleur de cerisier Sakura, tandis que l’été est représenté par l’Alcea. Les wagons cinq et six seront dotés de micro-saisons: l’herbe Susuki du début de l’automne et la fleur de prune du début du printemps.

Kyo-train GARAKU

De plus, la compagnie a installé des fenêtres circulaires dans les wagons et a ajouté de mini jardins japonais pour les rendre plus relaxant visuellement.

Alors que l’intérieur du train semble luxueux, les passagers n’ont pas besoin d’acheter un billet spécial ou faire des réservations. Le trajet coûtera environ 400 yens.

Kyo-train GARAKU est prévu pour faire son premier départ en mars 2019.

Les maisons de ville en bois Machiya disparaissent de Kyoto

Kyomachiya Kyoto

Les maisons de ville japonaise traditionnelle, sont systématiquement démolie.

Alors que beaucoup de gens déplorent la perte des Geisha et des Maiko à Kyoto, ce sont aussi les Kyomachiya, les ryokan où les artisans et les marchands vivaient et travaillaient dans la ville qui disparaissent aujourd’hui dans un rythme le plus en plus rapide.

Au cours des dernières années, les Kyomachiya ont été systématiquement démolis dans toute la ville. De nombreuses maisons de ville se sont transformées en maison presque à 100 % made in china et plastique ou bien en immeuble de médiocre qualité.

Une enquête menée en 1998 par la ville de Kyoto montre qu’il ne reste qu’environ 28 000 maisons en bois traditionnelles (sur des centaines de milliers après la Seconde Guerre mondiale), et environ 500 autres sont détruites chaque année. Entre 1993 et ​​2003, plus de 13% des kyomachiya ont été détruits. En faites les maisons n’ont pas étaient détruite pendant la guerre puisque Kyoto n’a pas était touché mais en réalité se sont les Japonais eux même qui les détruises sous le couvert de l’industrialisation à marche forcée du Pays.

Ce n’est pas que les Kyotoites aient tourné le dos à la tradition; le déclin de la kyomachiya dans la ville est en grande partie dû à la politique du gouvernement basé sur l’industrialisation à outrance et à l’économie à court terme sans véritable vision à long terme. Depuis 1936, les autorités ont interdit la construction de nouvelles Kyomachiya, tandis que celles qui restaient ont été démolies car en prime les droits de succession sont très élevés au Japon. Résultat Kyoto est complètement défiguré dans le centre-ville et perd beaucoup de son charme.

Les boutiques en bois d’artisans et de marchands ont prospéré à Kyoto plus que partout ailleurs au Japon en raison de la présence de la cour impériale. Les maisons longues et étroites des commerçants étaient adaptées à leur commerce et à leur style de vie: un magasin à l’avant et la maison pour y vivre à l’arrière. (Un deuxième étage était très mal vue, conformément à une tradition qui interdisait à quiconque de se tenir plus haut que le shogun à cheval.)

Les kyomachiya d’origine laissés dans certaines parties de la ville n’ont guère changé par rapport à celles construites pendant la période Edo (1603-1868). La plupart des maisons de ville ont conservé leurs activités d’origine depuis un siècle avec des façades toujours conformes au type de commerce pour lequel elles étaient connues.

La seule chose pour le momment qui empêche la disparition complète des maisons de ville en bois de Kyoto est le travail de conservation d’organisations à but non lucratif et d‘une nouvelle génération d’entrepreneurs qui convertissent les anciennes structures en cafés, restaurants, galeries et maisons à louer. Sans eux et sans l’intervention du gouvernement (espoir), le lien de Kyoto avec sa longue et fière histoire d’artisanat risque de se perdre à jamais.

Soutenez les en achetant dans ces boutiques et en allant dans les cafés, restaurants, ou bien même en séjournant dans une Machiya en location

Si vous avez envie de vivre l’expérience d’une Machiya pendant votre séjour, vous pouvez en louer une, les prix sont très raisonnable.

Proverbe Japonais : 聞くは一時の恥、聞かぬは一生の恥

聞くは一時の恥、聞かぬは一生の恥

Avoir honte de demander pendant un instant, ne pas oser demander est une honte pour toute la vie .

Signification du proverbe : « Il vaut mieux demander quitte à avoir honte un court instant que de regretter toute sa vie de ne pas l’avoir fait »

Kana : きくはいっときのはじ、きかぬはいっしょのはじ

Romaji : Kiku ha ittoki no haji, kikanu ha issho no haji