L’île Yakushima (Kagoshima)

L’île Yaku (Yakushima, 屋久島) se situe à 60km au sud de la préfecture de Kagoshima (鹿児島県). Sa forêt primaire a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1993. La dune de la partie nord-ouest de l’île est protégée depuis 2005 par la convention de Ramsar, traité international sur les zones humides adopté en 1971.

 

La nature est fort belle et les cèdres du Japon (Cryptomeria japonica) de plus de mille ans y sont appelés yaku-sugi (屋久杉), du nom de l’île. L’arbre le plus ancien, dont l’âge est estimé à 7200 ans, est appelé Jômon-sugi (縄文杉), l’époque Jômon correspondant à l’âge de pierre situé entre 12000 et 300 avant Jésus-Christ. Il est connu que Miyazaki Hayao (宮崎駿), fameux dessinateur du Studio Ghibli (N.B. au Japon, on prononce ‘sutajio  jiburi’), s’est inspiré de cette forêt profonde pour son film Princesse Mononoké (Mononoke Hime / もののけ姫).

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Le temple Higashi-honganji (Kyoto)

Fondé il y a 400 ans, le temple Higashi-honganji (東本願寺) est l’un des plus grands temples de Kyoto, ville abritant plus de 1600 monuments bouddhistes. Il se situe à cinq minutes à pied de la gare de Kyoto et l’accès est facile même quand il pleut grâce au passage souterrain.

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11 mois plus tard….

Incroyable la rapidité à lequel le Japon a réparé au mieux les dégâts causés par le Tsunami. (Plus de Photos ici)

Même si les Français on tendance à critiquer le Japon parce que ce peuple travaille trop, le résulta est la et la démonstration est faites !

Quand je regarde la France qui passe son temps à faire des grèves en tout genres et des revendications qui n’ont plus lieu d’être dans un monde qui va de plus en plus vite et de plus en plus flexible, je ne peux m’empêcher de voir que le modèle que suit la France est celui de la Grèce et pas celui des pays qui avancent; c’est d’autant plus évident quand on regarde le pays de l’étranger avec le recul nécessaire.

Mais quand est-ce que les Français (en général) vont enfin entrer dans le 21eme siècle et arrêter de se plaindre tout le temps?

Est-ce que je me plains, moi ?!!!!!  Bref, comme nous sommes dans l’air de la notation et du comparatif, voici donc une nouvelle rubrique nommé Comparatif qui comparera le Japon et la France. Attention ca va noter sévère, âme sensible s’abstenir !!  Après Standard and Poors, Moody’s et autres… voici l’indice JSS !

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Tokyo Sky Tree

La Tokyo Sky Tree (東京スカイツリー), nouvelle tour de 634m à Tokyo, sera inaugurée en mai prochain. Elle permettra l’émission d’ondes télévision et radio. Pourquoi mesure-elle 634m et non pas un chiffre rond comme 600 ou 650m ? Parce que la région incluant actuellement Tokyo, Saitama et Kanagawa était appelée Musashi (武蔵) et que « mu » est la prononciation japonaise de 6, « sa » la prononciation chinoise de 3 et « shi » la prononciation chinoise de 4.

 

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Chantons Furusato, espérons que les sinistrés regagnent leur terre natale

Onze mois ont passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku (東日本大震災). Saviez-vous que, désormais, les sinistrés utilisaient une chanson enfantine intitulée Furusato comme hymne ? : Furusato (故郷) veut dire petite patrie.

Le 11 mars 2011, le séisme a frappé le Japon alors même que le pays était déjà en difficultés du fait de la hausse du yen et de la déflation. Même si la reprise économique est observée en ville, ce n’est pas le cas en province, surtout à cause de la difficile possibilité d’augmentation de salaire. Les fonds et les jeunes talents convergeant vers la capitale, le déclin rural est difficile à enrayer. Après la catastrophe du 11 mars et la crise nucléaire qui a suivi, divers problèmes ont été mis en avant : le déclin des provinces, l’inefficacité des mesures proposées contre le chômage, l’insuffisance de la politique mise en place et le risque de chute excessive des prix qui entraîne la délocalisation des lieux de production. Le Japon se trouve à un tournant décisif de son histoire.

 

Ce qui donne du courage aux sinistrés obligés de fuir leurs ville et village natals, c’est la chanson intitulée Furusato. Elle a été créée à l’époque de Taisho (大正, 1912-1926) et était souvent chantée par des travailleurs migrants qui devaient quitter leur pays natal, et par les sinistrés aujourd’hui. Voici les paroles :

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La fête de setsubun du sanctuaire Yoshida (Kyoto)

Les fêtes de setsubun (節分) ont lieu dans tout le Japon le 3 février. Cette date correspond à la veille du printemps selon le calendrier lunaire. On lance des haricots secs, en japonais mame (豆), pour chasser les démons et inviter le bonheur, en disant ‘oni wa soto, fuku wa uchi (鬼はそと、福はうち)’ ; les démons à l’extérieur, le bonheur à l’intérieur. Si vous voulez voir cette fête à Kyoto, visitez le sanctuaire Yoshida (吉田神社), situé près de l’université de Kyoto, qui est connu pour sa cérémonie traditionnelle.

 

Le mot setsubun s’écrit ‘節分’ et veut dire séparer les saisons (節 = saison ou nœud, 分 = séparer). Ce rite marque donc la transition d’un hiver sévère à un printemps doux. Comme la température descend au plus bas pendant cette saison et qu’autrefois beaucoup d’enfants mourraient de froid,  il est compréhensible que les Japonais pratiquent ce rite dans tout l’archipel. Soit dit en passant, le calendrier lunaire est vraiment bien adapté au changement de climat de ce pays. Même aujourd’hui, certains pêcheurs choisissent leurs jours de pêches selon ce calendrier.

Mais pourquoi le 3 février ? La clef de l’énigme réside dans les chiffres : au Japon, les chiffres pairs (2, 4, 6…) symbolisent le yin, l’énergie négative, et les chiffres impairs (1, 3, 5…) le yang, l’énérgie positive. Le 3 février (le 3. 2.) est considéré comme un moment de confrontation du yin et du yang qui engendre l’esprit malin et attire le malheur.

Entre parenthèse, pour cette même raison, les fêtes joyeuses sont pratiquées au Japon aux dates combinant des chiffres impairs car ce sont les moments où l’énergie positive est à son maximum : le 3 mars pour hinamatsuri, fête des petites filles ; le 5 mai pour tango-no-sekku, fête des garçons ; le 7 juillet pour tanabata, fête des étoiles qui rappelle une ancienne légende chinoise sur les étoiles Véga et Altaïr ; le 9 septembre pour chôyô-no-sekku, fête où on mange du potiron en espérant la santé.

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