Machiya et machiya-café

Il est indéniable que les Japonais habitent de moins en moins dans les maisons traditionnelles. Avec l’occidentalisation du mode de vie, ils achètent des maisons modernes ou des appartements et dorment dans des lits, plutôt que dans des futon (布団, couette et matelas permettant de dormir sur les tatami). Les pierres sont très chères au Japon mais le taux de l’emprunt logement relativement bas favorise l’achat de maisons. La majorité  s’inquiète des inconvénients des maisons en bois tels que le froid et le vent qui s’engouffrent dans les jointures en hiver.

Chez moi, il y a trois pièces de tatami et c’est agréable en été. Je dors évidemment dans un futon. Ma maison est en bois et le mur est couvert de torchis. La superficie est de 18 tsubo (坪, unité de surface), soit 59,4㎡ (1 tsubo = 3,3㎡). Non seulement ma maison, mais aussi tous les logements typiques de Kyoto ont un soubassement rectangulaire car on fixait autrefois la taxe d’habitation selon la largeur de façade. C’est pour ça que les maisons de Kyoto ont des petites façades mais une grande profondeur. Elles sont surnommées « lits d’anguilles », unagi-no-nedoko (鰻の寝床). À Kyoto, les maisons qui concilient l’espace marchand et le lieu de vie sont surtout appelées machiya (町家).

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Le temple Matsugasaki-Daikokuten (Kyoto)

Au pied de la montagne qui porte le kanji 法 (hô), le Mont Higashiyama, vous trouverez le temple Matsugasaki-Daikokuten. Daikokuten est le nom de l’un des sept dieux mythologiques qui apportent le bonheur. Si vous touchez sa statue, vous recevrez une bonne fortune. La montagne de hô est l’une des cinq montagnes de la fête du feu le 16 août.

Les sept dieux mythologiques au Japon sont :

Ebisu (恵比寿) : dieu qui porte une canne à pêche. Il apporte la prospérité commerciale, une pêche ou une moisson fructueuse.

Daikokuten (大黒天) : dieu qui porte un marteau et est debout sur des sac de riz en paille (voir la photo). Il apporte les biens ou les aliments en secouant son marteau uchide-no-kozuchi (打ち出の小槌).

Bishamonten (毘沙門天) : guerrier qui protège le monde. Si vous trouvez cette statue dans un temple bouddhiste avec trois autres guerriers, celui-ci s’occupe de garder le nord.

Benzaiten (弁財天) : la seule déesse parmi les sept dieux. Elle symbolise l’art, la musique et la beauté. Elle se trouve souvent le long des rivières pour garder la pureté d’eau.

Fukurokuju (福禄寿) : vieux dieu qui symbolise le bonheur, les biens et la vie.

Juroujin (寿老人) : vieux dieu qui apporte la longévité. Il est  également dieu du taoïsme.

Hotei (布袋) : il représente un bonze bouddhiste qui a vécu en Chine. Il est toujours souriant.

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La fête de « O-bon » et le Mt. Daimonji

La fête de « O-bon », qui a lieu entre le 13 et le 16 août, est un événement important pour les Japonais. Durant cette période, on considère que les esprits des défunts de la famille reviennent dans ce monde. Pour les accueillir dignement et partager quelques moments avec eux, on se rend au cimetière pour prier et nettoyer leur tombe.

À Kyoto, « la Fête du feu des cinq montagnes » se tient le 16 août à partir de 20 h pour renvoyer les esprits. Le Mt. Daimonji étant au centre, les montagnes portent chacune un symbole de signification : les deux « Dai (大) » représentent la forme de l’esprit du défunt appelé « Oshorai-san ». Le « Bateau » a pour but de renvoyer les défunts dans l’autre monde. Le « Myo-ho (妙法) » signifie le bouddhisme et le « Torii » le shintoïsme. Ainsi les cinq feux veulent dire que l’on prie pour le repos des ancêtres sans discrimination qu’ils soient bouddhistes ou shintoïstes.

La Fête des cinq montagnes demeure l’occasion pour les familles Kyotoïtes de se retrouver et d’honorer l’âme des défunts. C’est pour cela qu’il est interdit de construire de grands bâtiments dans la ville au nord de la gare de Kyoto.

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La rivière Uji (Kyoto)

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Rivière à Uji

À 10 km au sud-est de la ville, il y a un site pittoresque qui fascine les visiteurs depuis le moyen âge : Uji. Sa rivière qui prend sa source au lac Biwa, le plus grand lac du Japon, donne un panorama magnifique sur les montagnes brumeuses. Vous ne devez pas manquer le sanctuaire Ujigami, la plus ancienne construction shintoïste datant des années 1060 ainsi que le temple Byodo-in, un pavillon considéré comme une représentation du paradis, figurant sur une des faces de la pièce de 10 yens. De plus, le thé de la ville d’Uji est le plus renommé du Japon car les shoguns d’autrefois buvaient son thé en poudre « matcha ». Le site a également donné naissance au procédé de fabrication du thé « sencha », consommé quotidiennement.

Accès à Uji : Prenez la ligne JR à la gare de Kyoto vers Uji et Nara (quai 8 à 10) et descendez à Uji (17 min. en train rapide). Ou prenez la ligne Keihan et changez à la station  Chushojima puis prenez la correspondance pour la ligne Uji.

La rivière Shirakawa (Kyoto)

Au nord de Gion, le quartier traditionnel de Kyoto, se situe une petite rivière pleine de charmes. Les rues pavées offrent une ambiance particulière et sont éclairées le soir venu par les lumières gracieuses des restaurants. Datant du 17ème siècle, cet endroit n’aurait pas été sauvegardé sans la persévérance des habitants qui perpétuent leurs traditions. On y trouve aussi le sanctuaire « Tatsumi-daimyojin » dédié au Dieu de l’art ; des Maiko et Geiko viennent souvent prier pour progresser en danse et en musique. Vous pouvez remonter cette rivière jusqu’au sanctuaire Heian-jingu, en marchant sous des saules.

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La rivière Hozu, Oi et Katsura du quartier Arashiyama (Kyoto)

Arashiyama se situe à la limite ouest de la ville et attire un grand nombre de voyageurs. Sa rivière limpide, changeant de nom d’amont en aval (Hozu, Oi et Katsura) coule dans la  montagne. On peut la traverser par le pont « Togetsu-kyo », littéralement « la lune qui traverse le pont ». La pêche aux cormorans se fait en été. Si vous vous avancez vers la montagne, un forêt de bambous vous attendra.

La photo est hozugawa-kudari, bateau descendant dans la rivière Hozu. Dans un voyage d’une heure et demie de barque, vous apercevez le paysage et le panorama d’Arashiyama.

Accès à Arashiyama : À la station JR de Kyoto, prenez la ligne San-in (Sagano) quai 31 à 34 et descendez à Saga-Arashiyama (15min.). Ou empruntez le train Randen (Keifuku-Railway)  et descendez à la station Arashiyama (terminus).

Voir aussi le Tenryuji, le temple Gioji et le temple Otagi-nenbutsuji

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La rivière Kibune (Kyoto)

Une randonnée vers le nord vous amènera à la rencontre d’un paysage verdoyant en été et des érables rougis en automne. Dès l’arrivée à la station de Kibune, vous respirerez l’air vivifiant de la montagne. La rivière Kibune est l’un des affluents de la rivière Kamogawa. Au milieu de la montagne se trouve le Kibune-jinja, le sanctuaire illustre où l’on vénère le dieu de l’eau depuis l’époque  Heian où Kyoto était la capitale. Sur le chemin de la visite, des restaurants et des ryokans installent leur kawadoko (équivalent des yuka de la rivière Kamogawa) juste au-dessus de la rivière. Profitez donc d’un agréable moment de fraîcheur.

Accès à Kibune : Prendre la ligne de train Eizan-Railway à Demachi-yanagi et descendre à Kibuneguchi (30 min.). Le sanctuaire Kibune-jinja est accessible à pied depuis la station.

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La rivière Kamogawa (Kyoto)

Entourée de montagnes sauf au sud, la ville de Kyoto s’est développée avec les rivières qui ont permis de l’enrichir et demeurent toujours telle une oasis. Préférez-vous faire une promenade en écoutant le son reposant de l’eau ou bien rester tranquillement assis en oubliant le temps ? Suivons donc la rivière à la recherche de la fraîcheur de l’été !

La rivière Kamogawa, située à l’est de la ville, s’écoule du nord au sud. En été, on peut trouver environs 70 restaurants possédant leur « Yuka (une terrasse spéciale au bord de la rivière)» entre les rues de Nijo et Gojo offrant un paysage très caractéristique de Kyoto. Vous verrez comme il est agréable de marcher en sentant la brise. Vous pourrez voir des canards nager car le mot kamo veut dire canard et gawa (kawa), rivière.

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