Les plus beaux villages du Japon

Géographiquement, le Japon est un pays insulaire et se caractérise par ses côtes variées, ses montagnes volcaniques et ses vallées profondément découpées. Il y a beaucoup de montagnes et les plaines ne représentent qu’un cinquième de la superficie du pays (377 815 kilomètres carrés). Ce pays est composé de quatre grandes îles : Honshu (本州, île principale), Shikoku (四国, île de quatre départements), Kyushu (九州, île méridionale) et Hokkaido (北海道, île septentrionale), et d’à peu près trois mille petites îles. Le territoire japonais ne représente que les trois quarts du territoire français.

Les quatre saisons sont clairement distinctes. L’été, qui est chaud et humide, commence après la saison des pluies (tsuyu 梅雨) qui dure d’environ entre le mi-juin à mi-juillet. Mis à part le nord du Japon, l’hiver est doux pendant la journée avec de nombreux jours ensoleillés et un air sec. Le printemps et l’automne sont les meilleures saisons de l’année avec une température agréable et un temps ensoleillé. Le printemps fait fleurir les cerisiers (sakura 桜), alors que pendant les mois d’automne la campagne est embellie de toutes les variétés de couleurs.

Il y a 47 préfectures au Japon, mais plus de cent vingt millions d’habitants sont serrés dans ces plaines. Sur l’île Honshu (本州), les trois plus grandes régions urbaines se concentrent sur les trois plaines principales : plaine de Kanto (関東平野), plaine de Kei-han-shin (Kei = Kyoto, han = Osaka, shin = Kobe) et plaine de Nagoya. En effet, 45 % de la population habitent dans ces régions, et entre autres, la conurbation de Tokyo et Yokohama est remplie de 35 millions d’habitants.

Ces cent dernières années, le Japon a connu une grande migration du peuple vers des villes. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la moitié des Japonais vivait dans des campagnes. Aujourd’hui, près de 80 % habitent en ville. Cette urbanisation rapide a entraîné l’exode rural dans plusieurs parties du pays. Le manque de jeunes est un problème sérieux dans certains villages.

Comme l’Association des Plus beaux villages en France, l’Association des Plus beaux villages du Japon (Nihon de mottomo utsukushii mura, 日本で最も美しい村) a été créée en 2005. Elle réunit aujourd’hui 39 villages, de Hokkaido à Kyushu. Paysages pittoresques, maisons aux toits pentus et couverts de pailles, pâturages pleins de vaches… Les habitants sont des paysans et ils se connaissent tous parce qu’ils y vivent depuis leur naissance. Ces quartiers ruraux ne souhaitent pas d’être transformés en gratte-ciel, mais inviter le public à une rencontre avec leur histoire, leur terroir, leur culture et leurs habitants. La photo ci-dessus est Ine (伊根), l’un des plus beaux villages, dans la région de Kyoto.

 

Autrefois, la plupart des Japonais ont habité dans de petits villages et travaillé comme agriculteurs. Certains disent que la société japonaise est profondément influencée par ce contexte car la vie paysanne avait demandé une conscience collective et une coopération entre voisins. Bien que les Japonais contemporains travaillent en ville, ils gardent toujours la nostalgie envers les paysages rustiques. Ceux qui ont une famille dans leur pays natal rural essaient d’y rentrer au moins une fois par an, surtout au Nouvel an. Même si on est né en ville, on a une bonne image de la campagne agricole, comme décrite dans le film mon voisin Totoro (となりのトトロ). Néanmoins, aujourd’hui, il n’y a que 5 % de la population qui s’occupe de l’agriculture.

Mis à part les beaux villages, on voit souvent des montagnes couvertes de cèdres au lieu d’arbres indigènes. C’est le résultat de la politique du gouvernement japonais après-guerre. Il a encouragé la plantation des cèdres car il prévoyait leur utilisation pour reconstruire le pays. Aujourd’hui, selon les régions, ces arbres ne sont pas bien entretenus par l’État à cause des bois moins chers importés en provenance d’autres pays asiatiques. Les cèdres à l’abandon sont la cause d’allerigies aux pollens.

Les travaux de barrages sont aussi souvent controversables. Mais des hommes politiques ruraux, ayant un pouvoir fort, veulent dépenser beaucoup d’argent pour assurer et stabiliser la situation de l’emploi des habitants.

L’Association des Plus beaux villages du Japon fait des efforts pour protéger les paysages et faire découvrir leurs charmes aux touristes japonais et aux touristes étrangers. Pourquoi ne pas les visiter dans le futur ?

JSS

Onsen et sento

Au Japon, il y a plus de 3000 onsen (温泉), stations thermales. Les bains des hommes et des femmes sont généralement séparés. Les bains en plein air, dit roten-buro (露天風呂), sont populaires et attirent toute l’année des amateurs et des gens qui ont une maladie chronique. D’un point de vue médical, les eaux d’onsen sont bénéfiques pour la santé et les soins de certaines maladies. Entre parenthèse, les bains mixtes s’appellent konyoku (混浴), mais ceux-ci sont très rares.

Les Japonais se mettent tous nus dans les onsen. Comme ce sont des lieux publics, tout le monde doit respecter les manières. Mais ce n’est pas si difficile. Je résume ici des conseils utiles.

Dans le vestiaire, vous avez des paniers et des consignes automatiques. Vous vous déshabillez et mettez vos vêtements dans un panier. Vous devez y laisser votre serviette de bain. Aujourd’hui, des shampooings et des savons sont préparés dans la plupart des onsen, mais vous pouvez apporter vos propres nécessaires de toilette si besoin. Vous fermez à clef votre consigne et la gardez à votre poignée.

Vous pouvez apporter une petite serviette mais il ne faut jamais la tremper dans la baignoire. Vous vous lavez sous la douche avant de vous baigner dans un bain. Après, vous n’avez qu’à vous détendre.

D’autre part, c’est plutôt le sentô (銭湯), bain public, dont les Japonais profitent quotidiennement. Si vous n’avez pas le temps d’aller aux onsen, essayez les sento, qui se trouvent partout dans les quartiers car les logements japonais d’autrefois n’étaient pas équipés de salle de bain. Leur bâtiment est reconnaissable à leur haute cheminée et aux nombreuses personnes qui, le soir, y entrent ou en sortent. Le sento est un endroit dans lequel les habitants et les familles de quartier peuvent se détendre pour un budget raisonnable et faire des commérages avec leurs voisins. C’est aussi un endroit où vous pouvez entrevoir le vrai visage du Japon.

Voici un sento conseillé de Kyoto :

Funaoka onsen (船岡温泉, il s’appelle onsen mais il est plutôt proche du sento, voir la photo).

Accès : prenez le bus 206 et descendez à Senbon-Kuramaguchi (千本鞍馬口) et 3 min à pied.

Ouv. t.l.j. de 15h à 1 h (de 20h à 1h les jours fériés). Tarif : 370 yens.

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Le pays des cerisiers

Ce manga de Fumiyo Kono (こうの史代), intitulé en japonais « Yunagi-no-machi Sakura-no-kuni (夕凪の街 桜の国)», commence par une scène de Hiroshima en 1955, dix ans après la guerre. Minami, une des survivantes de la bombe atomique, vit avec sa mère dans un quartier délabré. Après la guerre, les habitants irradiés de Hiroshima subissent des discriminations. Minami a perdu son père et ses deux sœurs, et elle souffre souvent des flash-back de l’événement : la ville dévastée, les corps carbonisés et les chairs pourries amoncelés sur la rivière.

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Le Dôme de la bombe atomique / Genbaku-Dôme (Hiroshima)

À 8h15, le 6 août 1945, la bombe atomique nommée Little Boy a été larguée à Hiroshima (広島). Le Dôme, classé en tant que patrimoine mondial de l’humanité en 1996, reste au centre de la ville et transmet à la postérité l’histoire de cette guerre tragique.

Depuis la guerre sino-japonaise en 1937, la ville de Hiroshima s’est rapidement développée comme autorité militaire. Le Dôme de la bombe atomique était à l’époque un bâtiment de style européen construit pour des expositions de produits industriels.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le président américain d’alors, Harry S. Truman, a pris la décision d’utiliser la bombe atomique sur le Japon. Afin de vérifier la force destructrice de la bombe atomique, l’armée américaine a présélectionné les grandes villes du Japon telles que Kyoto (京都), Hiroshima, Yokohama (横浜), Kokura (小倉) et Niigata (新潟) ainsi que le Palais impérial (皇居) de Tokyo (東京), comme cibles potentielles. Hiroshima a été finalement choisie parce qu’elle était le centre de l’armée japonaise et qu’il n’y avait pas de camp emprisonnant des otages américains.

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Ginkakuji ice candy shop

Quand j’étais collégien, j’allais souvent chercher ma glace dans ce magasin. Il se situe près du chemin de la philosophie et est pratique pour les voyageurs qui veulent faire une pause et se rafraîchir en été avec de la glace, ice candy. Ce glacier, Ginkakuji candy shop, offre une variété de glaces. Leur goût est simple et populaire parmi les collégiens du quartier. Ce magasin continue de fabriquer les ice candy classiques depuis longtemps.

Ice candy au soda, fraise : 60 yens / Ice candy au lait : 100 yens / Ice candy au fruit ; fraise, banane, clémentine, ananas, crème, haricot rouge : 140 yens / Jus d’ananas : 30 yens ! Fermé le mardi.

Si vous avez du temps, d’ici, vous pouvez aller au pavillon d’argent.

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Le temple Nobotoke-an (Kyoto)

Si vous êtes en week-end, visitez le monastère bouddhiste Nobotoke-an, à une minute à pied de la Shisendo. C’est un coin superbe et ignoré. En marchant sur les pas japonais, vous verrez diverses nobotoke, statues de Bouddha. Dans ce monastère, on vous offre du thé matcha et vous dominez toute la vue des montagnes est de Kyoto, nommée Higashiyama sanju-roppô (chaîne de trente-six montagnes est). Ouv. le week-end.

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Le ramen street à Ichijoji (Kyoto)

Ichijoji est un quartier de Kyoto connu pour son ramen street où pullulent les restaurants de ramen, nouilles à la chinoise. Takayasu (高安) est un restaurant chic et propre, qui est reconnaissable à sa grande enseigne et aux nombreuses personnes qui font la queue. Sa soupe toute blanche est tellement bonne. L’intérieur est meublé avec goût. Ramen : 650 yens./ poulet frit (5 pièces) : 500 yens.

Voir miso, pâte de soja fermenté

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Shisendo (Kyoto)

La villa Shisendo, située au bas du mont Shugakuin, est une maison japonaise qui est entourée d’une forêt de bambous et de son beau jardin d’azalées. Dans l’air tranquille et le murmure d’un ruisseau, vous pouvez apprécier un paysage inoubliable. Cette villa a été construite en 1640 par le samouraï Ishikawa Jozan. Après sa retraite, cet homme s’impliquait ici dans ses études de la poésie, de la calligraphie et du paysagisme. C’est lui qui a inventé le shishiodoshi, bascule de bambou qui frappe une pierre sous le poids de l’eau. Ouv. t.l.j. 9 à 17h. Tarif d’entrée : 500 yens.

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Yase (Kyoto)

 

Si vous avez un vélo, remontez la rivière Takano jusqu’au troisième signal et tournez à droite. Là, dans le quartier Yase, vous pouvez descendre à sec dans le lit de la rivière. Il est agréable de se tremper dans l’eau. Voici une petite station estivale de Kyoto. Beaucoup de truites japonaises ayu vivant dans l’eau, les gens y viennent pour pêcher ou organiser un barbecue. Ici, les randonneurs prennent le funiculaire pour grimper le mont Hiei.

JSS

Visitez Kyoto

Bonjour à nos lecteurs. Aujourd’hui, je voudrais adresser ces messages à ceux qui sont venus au Japon dans le passé et aussi à ceux qui souhaitent venir voyager au Japon.

Depuis mon enfance, j’habite à Kyoto, l’ancienne capitale du Japon. Elle séduit de plus en plus les touristes du monde entier et de nombreux francophones. Vous pouvez voir ici des monuments célèbres comme le pavillon d’or ou le sanctuaire aux mille portes, mais aussi beaucoup non répertoriés dans les guides touristiques. En parcourant les différents recoins de la ville, vous pouvez sentir le parfum de la vie traditionnelle et les différents aspects de la capitale antique. Kyoto est une ville à ne pas manquer pour découvrir les vrais charmes du Japon. Continuer la lecture de « Visitez Kyoto »