Bouddhisme -partie 1-

Le bouddhisme fut créé en 500 avant Jésus-Christ, après la naissance de l’hindouisme, par un prince qui vivait dans l’actuel Népal. Il s’appelait Bouddha (ブッダ、仏陀). En apercevant la difficulté de vivre dans ce monde, il se demandait comment sauver les gens de l’embarras. Après ses entraînements spirituels, il atteignit enfin l’illumination avec sa propre méthode. Celle-ci, à l’origine du bouddhisme, est composée de quatre vérités nobles et de huit chemins.

Quatre vérités nobles sont : 1. La vie est souffrance. 2. La cause de cette souffrance est notre désir. 3. L’élimination de notre désir est le seul remède à cette souffrance. 4. La poursuite du chemin de Bouddha est requise pour l’éliminer.

En ayant un aperçu clair de la nature, Bouddha s’est rendu compte que toutes les choses de notre monde étaient transitoires et que nous étions tourmentés dès que Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 1- »

Eko-in (temple-auberge du mont Koyasan)

Situé près du cimetière Okuno-in (奥の院), ce temple-auberge offre des expériences de la vie bouddhiste : le repas shojin-ryori (精進料理, cuisine dépourvue de viande et de poisson), le shakyo (写経, copier un soutra en calligraphie), la méditation ajikan (阿字観瞑想, la méditation que l’on doit compter plusieurs fois les nombres de 1 à 10, en confirmant sa respiration), le gongyo (勤行, office matinal) et le gomagyo (護摩行, prière devant la flamme).

Eko-in (恵光院) Tarif : 10 000 yens par jour.

Accès : prendre le bus vers Okuno-in et descendre à Karukayado-mae (苅萱堂前).

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Okuno-in (le mont Koyasan, Wakayama)

Plus de 200 000 tombes s’alignent entre les arbres sur un parcours de 2km dans le grand cimetière du mont Koyasan (高野山), Okuno-in (奥の院). Plusieurs personnages historiques y reposent. Le Gobyo (御廟), le mausolée de Kûkai (空海), se situe tout au fond. N’oubliez pas d’incliner la tête chaque fois quand vous traversez les trois ponts et surtout que la prise de photo n’est pas permise au-delà du troisième pont, Gobyo-bashi (御廟橋). À 6h et à 10h30 le matin, après la sonnerie de la cloche, trois bonzes se rendent au fond de la crypte pour apporter le repas à Kûkai, qui vit toujours ici selon la légende.

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Le mont Kôyasan (Wakayama)

Entouré d’une forêt profonde et isolé des bruits de la ville, le mont Koyasan (高野山) est le coeur d’un Japon ésotérique. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2004, cette montagne de 900m d’altitude abrite 117 temples dont 52 sont des shukubo (宿坊) – temples-auberges tenus par des moines – et compte 4 000 habitants dont un millier de bonzes. Les soutras récités dans la salle des prières viennent se joindre aux chants des oiseaux, au bruissement du vent dans les branches de cyprès et au murmure du ruisseau Tamagawa (玉川). Leur harmonie séduit les voyageurs.

L’histoire du mont Kôya-san remonte à 816 où le moine bouddhiste Kûkai (空海), né en 774 dans l’île de Shikoku (四国), fut autorisé à installer un monastère sur la montagne, dans le dessein de propager la doctrine Shingon (真言宗, shin veut dire vrai et gon, parole). Appelé Mantra en sanscrit, ce dogme a pour objectif d’ouvrir le futur en expiant ses péchés dans la pénitence. Nommé Kongôbu-ji (金剛峰寺), son premier monastère tient une place significative dans la foi japonaise.

Après ses études en Chine, Kûkai devient au Japon le maître à penser de la Cour et en 823, le directeur du temple Tô-ji (東寺) à Kyoto (京都). Ce temple est connu pour être la plus haute pagode de cinq étages du Japon (Goju-no-to, 五重塔). Cependant, Kûkai passe la plupart de sa vie à Kôya-san. Même après sa mort en 835, ce saint homme est vénéré par le peuple. Ses disciples étaient parfois des soldats combattant les monastères rivaux de Kyoto, surtout ceux du temple Enyaku-ji (延暦寺) du mont Hiei (比叡山). Malgré tout, le mont Kôya-san reste toujours le centre de dévotion pour les gens à la recherche du bonheur et d’eux-mêmes par l’élévation spirituelle. Selon certains fidèles, Kûkai est toujours vivant en attendant le Miroku (弥勒), le Bouddha du futur.

 

Pour accéder au mont Kôyasan depuis Kyoto : prenez la ligne JR en direction d’Osaka et descendez à la gare d’Osaka (28min. 540yens), puis prenez le métro de la ligne Midosuji-sen (地下鉄御堂筋線) vers Nakamozu (なかもず) et descendez à Namba (8min. 230yens). Achetez au guichet du train Nankai un Kôyasan-Sekaiisan-kippu (高野山世界遺産きっぷ, 2780yens pour deux jours), qui est un laissez-passer comprenant le train de Namba (難波) à Gokurakubashi (極楽橋, 91min.), le funiculaire (5min.) et le bus au sommet de la montagne.

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Le bouddhisme Shingon

Qu’est-ce que le bouddhisme Shingon (真言宗) ? Arrivé au Japon au 6ème siècle, le bouddhisme y compte aujourd’hui une dizaine d’écoles et plus de 160 fractions. Apporté par Kukai (空海) qui avait étudié la doctrine tantrique en Chine, le précepte de Shingon, littéralement « vraie parole » en japonais, consiste à découvrir le bonheur en soi-même : celui-ci est en nous en permanence, même si l’homme le cherche souvent ailleurs.

Il en va de même pour les citadins d’aujourd’hui qui, submergés par leur vie contemporaine, en oublient leurs besoins réels. Par leurs prières et méditations quotidiennes, les disciples se consacrent à une chose primordiale dans leur vie : exprimer leur gratitude. Depuis plus de 1200 ans, ce dogme tient une place significative dans la foi japonaise. D’après ce culte, Kukai, dit Kobo-Daishi (弘法大師), vit toujours dans une partie reculée du mont Kōyasan (高野山) et prie pour la paix dans le monde et le bonheur de chacun.

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Anticiper !

Un coup de Tsunami et hop dans le bon sens !

Photo du jour : Restaurant Sakasa à Nagano.

Le clou qui dépasse attire le marteau

On voit depuis quelques semaines dans tous les médias les images d’un Japon ravagé, mais où sa population se tient debout, digne, courageuse et résignée. Cette persévérance dénuée d’indignation, cette force dénuée de violence, cette patience dénuée de ressentiment nous présentent une réalité très différente et beaucoup plus noble que ce qu’on a pu voir dans d’autres théâtres de catastrophe à Haïti, à Mexico, à la Nouvelle Orléans.

Cette démonstration sans égal tient en grande mesure à une expérience unique que le Japon a menée depuis plus de 600 ans : la lente et systématique création par ses élites d’une société hautement organisée et intégrée et d’une population étonnamment conformiste et docile. L’essentiel de ce travail a été mené par le Japon des shoguns, en vase-clos, sur une île qui s’est fermée à toute incursion étrangère pendant plus de 500 ans jusqu’à la Restauration Meiji au milieu du XIXe siècle.

Au sommet de la société japonaise on trouve un conglomérat qui réunit la triade gouvernement, entreprises et banques dans un tissage extrêmement serré. Entre les parties de cette triade, les hauts dirigeants circulent très librement, un haut fonctionnaire peut devenir dirigeant d’entreprise, pour ensuite devenir ministre puis retourner au mandarinat d’État. Les grands groupes dominants, qu’on nomme les zaibatsu et où on trouve les colosses Mitsubishi, Mitsui, Sumitomo et quelques autres, sont les faisceaux autour desquels les élites du pays articulent et organisent la société japonaise.

La pression de se conformer aux exigences du groupe est considérable et omniprésente et toute déviation par rapport aux normes est directement réprimandée ou silencieusement condamnée. Cet impératif de conformité opère dès l’enfance, ici on dit : le clou qui dépasse attire le marteau.

Japon, les nouvelles du 09 Avril 2011

Le Japon n’a pas fini de régler la facture
On ne connaît pas encore l’ampleur réelle des destructions causées par le séisme du 11 mars au Japon. Le montant des dommages a été estimé par la Banque mondiale entre 120 et 240 milliards de dollars (85 à 170 milliards d’euros), mais sans tenir compte des conséquences de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima, ni des interruptions d’activité dues au terrible bilan humain, aux coupures de courant, aux ruptures des chaînes d’approvisionnement.

Air France reprend les vols directs vers le Japon
La compagnie aérienne Air France a annoncé la reprise à partir de ce soir de ses vols directs entre Paris – Charles de Gaulle et Tokyo – Narita, qui faisaient escale à Séoul.
A compter duvendredi 8 avril au soir, la compagnie nationale supprime l’escale technique de Séoul – Incheon entre Roissy et Narita, qu’elle avait instauré afin de permettre à ses équipages d’éviter de dormir dans la capitale japonaise.Air France rappelle qu’elle n’a jamais interrompu sa desserte du Japon, et précise son programme de vol, avec un aller simple depuis et vers Tokyo qui reste au tarif spécial de 700 euros jusqu’au 17 avril

Une nouvelle centrale nucléaire touchée à Onagawa
Le jeudi 7 avril, le Japon a été touché par un nouveau séisme de magnitude 7,4 , qui a secoué le nord-est du pays. Le bilan de cette dernière secousse a fait trois morts et une centaine de blessés. La centrale de Fukushima n’a pas subi de dommages supplémentaires, mais une fuite d’eau a été déclarée dans une autre centrale du pays, à Onagawa. « En raison des secousses, plusieurs anomalies ont été relevées dans les bâtiments des réacteurs » a expliqué un responsable de Tepco. Il souligne « De l’eau a notamment débordé de la piscine de désactivation du réacteur 2. »
Cette centrale possède trois réacteurs et pour l’instant seul le réacteur 2 est touché. De l’eau découverte aussi à plusieurs étages des bâtiments constituant la centrale. Mais pour l’instant la thèse d’une fuite d’eau radioactive est écartée. Mais selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), les centrales se situant à l’abord de l’épicentre de ce nouveau séisme ont été fermées et le risque est nul.

La Chine s’inquiète des rejets radioactifs de Fukushima en mer
Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé ce vendredi ses inquiétudes concernant la persistance des fuites radioactives qui s’échappent de la centrale nucléaire de Fukushima. Celle-ci est toujours gravement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.
Le gouvernement de Pékin a appelé Tokyo à prendre des mesures pour assurer la protection de l’environnement marin. L’océan Pacifique, s’il constitue un «réservoir» où les produits radioactifs devraient se diluer, est fragile. Toute la biodiversité marine subit, aux abords de la centrale, une très forte contamination dont les conséquences à moyen et long termes sont toujours inconnues.

Tepco utilise de l’azote pour éviter une explosion à Fukushima
Les techniciens ont commencé jeudi à injecter de l’azote pour prévenir une explosion dans un réacteur endommagé. Des volutes de fumée blanche continuent de s’échapper de trois des quatre réacteurs endommagés.

 Pénurie d’électricité au Japon: l’Etat fixe des objectifs d’économie en été
Le gouvernement japonais a annoncé vendredi des objectifs chiffrés d’économie d’électricité pour particuliers et entreprises, afin de faire face à la pénurie lors des pics estivaux, plusieurs centrales ayant été stoppées après le séisme du 11 mars.
Selon les calculs de la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), si les foyers et organismes consomment comme d’habitude cet été, la demande pourrait excéder l’offre de 15 millions de kilowatts (kW).
Fukushima Daiichi (N°1), victime d’une série d’accidents, ne devrait jamais redémarrer. Ce site, qui compte six réacteurs, alimentait en partie les quelque 35 millions d’habitants et entreprises de la conurbation de Tokyo, poumon économique du pays.

Shintoisme

Les deux religions principales du Japon sont le shintoïsme (神道) et le bouddhisme (仏教). Le shintoïsme est polythéiste et animiste, tandis que le bouddhisme est en général considéré comme une philosophie athée. Dans ce premier, il existe huit millions de divinités, dites Yao-yorozu-no-Kami (八百万の神), qui résident dans la nature ou dans les éléments naturels. Le shintoïsme ressemble donc aux religions indigènes des Indiens ou des Aborigènes d’Australie. Ce n’est pas une religion révélée car elle ne fut pas créée par une personne suite à une révélation divine, à une époque précise. Elle ne s’appuie pas sur des écrits saints et a évolué avec le peuple japonais. C’est pourquoi l’origine du shintoïsme n’est pas exactement élucidée.

Par rapport aux Européens, les Japonais sont souvent plus libre au niveau de la religion. Le shintoïsme marque les étapes importante dans la vie : naissance, études, travail et mariage. Ce culte joue un rôle important au Japon pour apporter la chance ou le succès. Les agriculteurs font leurs vœux pour une bonne récolte et la plupart des Japonais vont au sanctuaire pour le Nouvel an. Suivant les rites de cette religion, ils sont shintoïstes. Cependant, cela dépend des personnes et de leur degré de croyance.

Les Japonais sont la plupart du temps à la fois respectueux des innombrables divinités qui peuplent leur univers et fidèles à l’enseignement de Bouddha. Par conséquent, ils se marient shintoïstes mais ils meurent bouddhistes. Le shintoïsme et le bouddhisme ne sont que les troncs d’où partent une multitude d’écoles d’importance variable. Continuer la lecture de « Shintoisme »