France Japon Éco Magazine

France Japon Éco, voici un excellent magazine sur le Japon en Français de la chambre de commerce et de l’industrie Française au Japon. On trouve déjà pas mal de magazines sur le Japon à 99 % en anglais avec en général un point vue anglo-saxon…. intéressant bien sur mais ici c’est une autre façon de voir le Japon car c’est en Français, disons plus latin.

Créer en 1978 France Japon Éco est un magazine bilingue (Français- Japonais) consacré exclusivement à l’économie et à la société japonaise. Facile à lire, très pédagogique et toujours très intéressant, si vous êtes au Japon c’est un impératif pour mieux comprendre ce pays et ainsi mieux s’adapter. Si vous êtes à l’étranger et si vous avez des vues sur le Japon, notamment pour les affaires, alors c’est indispensable. Chaque trimestre, le magazine rassemble :

– Les moments forts de l’actualité
– Un dossier complet sur un thème économique ou social
– Des interviews de personnalités françaises et japonaises
– Des articles techniques, juridiques et fiscaux

Pas facile à trouver au Japon sauf dans quelques librairies au rayon des magazines étrangers, type : Junkudo, Kinokuniya …
Il est cependant possible de le commander directement dans ses librairies ou bien par le web site du CCIFJ et même de le télécharger sur Relay.com

Bonne Lecture….

La Photo du jour : Obon 2010

La Photo du Jour : Kyoto 20h05 le 16 aout 2010, Obon, le signe GRAND.

Photo prise par Mika Kyoto

Le Todaiji

L’arrivée du bouddhisme au Japon au VIème siècle a entraîné la construction des temples et des statues de Nara. Fondé par l’Empereur Shomu (聖武天皇), le temple Todaiji (東大寺) avait pour but d’abriter la statue du Grand Bouddha et de devenir la maison mère de tous les temples du Japon.

Terminé en 752, il fut malheureusement détruit deux fois par des incendies puis reconstruit. Il reste, malgré tout, la plus grande construction en bois du monde et l’immense représentation de Bouddha qu’il abrite ne peut qu’impressionner les visiteurs.

Au sud du temple, vous pourrez voir une grande porte en bois qu’on appelle Nandai-mon (南大門). Les deux statues de gardiens sont debout afin d’observer les visiteurs et de garder le temple, on les nomme Kongo-rikishi (金剛力士). Réalisées au XIIème siècle par les sculpteurs Unkei (運慶) et Kaikei (快慶) , elles nécessitèrent l’assemblage de 3000 pièces de bois pour atteindre leur hauteur de 8m.

Une des statues, bouche ouverte, prononce le mot « a (阿)», premier mot du sanskrit et l’autre bouche fermée, prononce le mot « un (吽)», dernier mot du sanskrit, symbolisant ainsi l’ensemble de la création dans le monde ésotérique. Cela signifie également l’expiration et l’inspiration, ou bien la cause et le résultat. Tout comme les recto et verso d’une même médaille, ces deux actions sont inséparables. Certains disent que la statue avec la bouche ouverte représente un bébé qui naît dans ce monde. L’autre ferme la bouche comme un mort. Certains considèrent donc qu’elles représentent le début et la fin de la vie.

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Le sanctuaire Fushimi-inari

Au sud-est de la ville de Kyoto (京都), se trouve le sanctuaire Fushimi-inari (伏見稲荷) et ses milliers de portiques rouges : les Torii (鳥居). Il date de 711. Beaucoup de gens viennent prier ici pour la santé de la famille, la prospérité ou bien le succès dans les affaires. Ce sanctuaire a également attiré un grand nombre de paysans qui souhaitaient une bonne récolte, le dieu du riz y étant représenté.

Le riz était d’autant plus important qu’il était, à cette époque, utilisé comme monnaie. Aujourd’hui, ce sanctuaire attire un publique varié : les agriculteurs, bien sûr, mais aussi les ouvriers, les hommes d’affaires et dirigeants d’entreprises, …

Au Japon il y a des milliers de sanctuaires qui portent le nom « Inari (稲荷)». Ce terme signifie la « récolte du riz ». Si vous apercevez un monument qui s’appelle …-inari, cela signifie que c’est un sanctuaire qui fut construit pour souhaiter une bonne récolte et honorer le dieu de la terre. En fait le sanctuaire Fushimi-inari est le siège de tous ces sanctuaires qui sont au nombre de 30 000 dans tout le Japon.

Dans l’enceinte on aperçoit souvent des statues en pierre représentant un renard (en japonais kitsune ; 狐). Au Japon le renard symbolise la moisson : il descend de la montagne pour chercher de la nourriture au printemps et rentre après l’automne. Cette période correspond à celle de la culture du riz : le repiquage à lieu à partir de fin-mai et la récolte entre septembre et novembre.

Le sanctuaire Fushimi 2

Regardez aussi les objets dans la gueule de ces statues. Certaines ont des épis de riz, d’autres une clef et d’autres encore une balle. La clef est celle du dépôt dans lequel on conservait autrefois le riz. La balle représente l’âme ou la parole de dieu. En japonais la clef se dit kagi (鍵) et la balle tama (玉). Continuer la lecture de « Le sanctuaire Fushimi-inari »