Kabuki ou le théâtre populaire japonais 歌舞伎

Le Kabuki (歌舞伎) est un théâtre traditionnel qui date du XVIIème siècle, il mélange trois arts : la musique, le danse et le drame. Il est joué uniquement par des hommes.

La participation des femmes a été interdite sous le shogunat et cette pratique n’a pas changé depuis. Un acteur ne jouant que des rôles de femmes, Oyama(女形), est souvent plus juste dans son interprétation et plus coquet que si c’était une femme.

Tout y est exagéré et stylisé : les couleurs des costumes élaborés et voyants, le maquillage original et symbolique (Kumadori, 隈取), les rôles surhumains et les moments d’arrêt dans les gestes de l’acteur aux points culminants de l’action. C’est cet ensemble qui constitue la beauté pittoresque du Kabuki.

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Mikoshi est le protecteur du quartier

La Photo du Jour : Mikoshi, Kyoto, Japon

Mikoshi (神輿) est un palanquin qui transporte un Kami (divinité ou dieu) du quartier . Chaque Mikoshi est le protecteur d’un quartier différent.

Les fidèles (hommes ou femmes) le transportent dans les rues d’un quartier au cours d’une procession lors d’un Matsuri (fête) une fois par an pour attirer la bénédiction du Kami.

Ce Kami s’appelle Inari et est porté par 5 Mikoshi differents appartenant au sanctuaire de Fushimi-Inari au sud de Kyoto, connu pour la série de Torii vermillon le long du  chemin qui grimpe la montagne sur laquelle le temple est construit.

Fushi Inari étant à 3 km du quartier qu’il protège, les cinq Mikoshi viennent se reposer dans le sanctuaire Fushimi-inari Taisha Otabisyo (伏見稲荷大社御旅所) pendant une semaine puis commence la procession à travers la partie du quartier qui leur a été désigné.

Le pont Tatsumi bashi

Marcher cinq minutes vers le nord depuis le quartier de Gion… Il y a beaucoup de maisons en bois près du pont Tatsumi-bashi (巽橋) qui traverse la petite rivière Shirakawa. Vous aurez sûrement l’impression que c’est un paysage du 17ème siècle. C’est un endroit charmant et les Kyotoites veulent transmettre ce quartier à la postérité. Situé à la limite nord de Gion, c’est là que la culture traditionnelle a commencé à s’épanouir.

Ce quartier est composé de deux rues, Gion-Shinbashi et Shirakawa-Minami. À l’intersection des rues se trouve le petit sanctuaire « Tatsumi-Daimyojin ». Il abrite la déesse  « Benzaiten », la Déesse qui symbolise l’art et l’eau. De bon matin, des Maiko viennent ici prier pour maitriser les arts traditionnels.

La rivière Shirakawa (littéralement rivière blanche) est vraiment magnifique avec ses cerisiers et ses saules. Le poète du XXème siècle, Yoshii Isamu, adorait ce quartier et lui a dédié ce poème :

Kanikaku ni     Gion wa koishi     neru toki mo  makura no shita no     mizu no nagaruru (Gion est tellement adorable que j’entends le son de sa rivière au chevet.)

Ce poème est écrit sur la pierre au milieu de la rue Shirakawa-Minami. Continuer la lecture de « Le pont Tatsumi bashi »

Le Zen

Le Zen a été introduit et répandu par Eisai (Rinzai-Shu) à la fin du 12e siècle et par Dogen (Soto-shu) au début du 13e siècle. Tandis que les croyants des autres sectes bouddhiques ont recours à la récitation des invocations ou à la récitation par les moines de sûtras pour se ménager la faveur de Bouddha, ceux du zen cherche à parvenir à l’illumination au moyen de la méditation assise et silencieuse, le Zazen.

A la différence de la prière chrétienne, cette méditation consiste en une communication interne avec soi-même. Les moines Zen essaient à travers de longues années de Zen est une vie austère, de se débarrasser l’esprit de toute préoccupation et de saisir intuitivement la vérité absolue, le satori.

On s’assoit les jambes croisées, les yeux légèrement ouverts, le dos parfaitement droit et les mains posées, l’une sur l’autre, paume ouvertes. Le jeune est souvent observé pendant la pratique du Zazen. Il y a des temples Zen ouverts aux gens qui désirent se livrer à des pratiques de Zazen pendant une période limitée.

Au 14e siècle, des activités artistiques comme la littérature chinoise, le chanoyu, l’art des jardins ou la peinture se sont développées chez les moines Zen du Rinzai-shu; depuis, le zen a exercé une influence considérable sur la culture japonaise.

Le Saké

En japonais, le mot « sake » signifie l’ensemble de l’alcool. Quand vous désirez une bouteille d’alcool japonais dans un magasin, on vous conseille de dire « nihonshu » : par exemple « Nihonshu wo kudasai (Je voudrais du saké japonais, s’il vous plaît)»

Le nihonshu est un alcool transparent produit avec du riz fermenté, son arôme et son goût sont particuliers mais ressemblent un peu à ceux du vin blanc.

Il se boit frais ou chaud, le nihonshu frais s’appelle « hiyazake » et le nihonshu chaud « atsukan ». Ce dernier est souvent servi en cruche à saké appelé « tokkuri ».

Comme le vin en France, le saké est strictement contrôlé au Japon. Dans son processus de fabrication, l’étape de filtration est obligatoire pour lui donner l’appelation de « seishu (sake pur)». De plus, le premier cru du seishu s’appelle « ginjo » ainsi que le grand cru « dai-ginjo ».

Pour fabriquer le ginjo et le dai-ginjo, il faut raffiner le riz qui est déjà décortiqué, on ne peut utiliser que moins de 60 pour cent du riz pour le ginjo et moins de 50 pour cent pour le dai-ginjo. Continuer la lecture de « Le Saké »

Le Ryoanji

 

Ce temple du XVème siècle, Ryoanji  (littéralement Temple du repos du dragon), est considéré comme chef-d’œuvre du jardin zen et fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il comprend deux jardins bien contrastés : le jardin extérieur entouré d’arbres variés et le jardin intérieur dans le temple.

Ce dernier est surtout renommé pour son paysage des quinze pierres. Il permet aux visiteurs d’imaginer librement et de retrouver leur paix intérieure. Le philosophe Français Sartre, la Reine Élisabeth et beaucoup de personnes célèbres ont visité et admiré ce temple et ce jardin.

Il se compose simplement d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés sur lequel sont savamment disposées quinze pierres  pour que le paysage soit entièrement différent dès que l’on change de place. Il est impossible, quel que soit le point de vue, de voir les quinze pierres à la fois. Il manque toujours une pierre qui est cachée et c’est unique en son genre. Le kaolin ratissé symbolise l’océan et les rochers, les montagnes. Le jardin enseigne qu’il y a plusieurs façons de regarder et que personne ne peut tout voir. Continuer la lecture de « Le Ryoanji »